Des Belgian Cushman aux Aldimi

Des Belgian aux Aldimi : Nouvelles révélations sur le scooter belge de 1953

Albert d’Ieteren, importateur de nombreuses marques en Belgique et l’ancien recordman motocycliste René Milhoux croient dans le scooter et tentent à plusieurs reprises dans les premières années de l’après guerre de lancer leur propre production, hélas sans grand succès commercial.

Les premières tentatives sont réalisées sur la base du scooter militaire américain Cushman que René Milhoux assisté de son fils André  « démilitarise » tant bien que mal.   

Les différentes évolutions du Belgian Cushman

Les différentes évolutions du Belgian Cushman

La troisième et ultime version du Belgian Cushman

La troisième et ultime version du Belgian Cushman

Laissons André Milhoux, le fils de René,  nous raconter l’histoire des Belgian :

« La première version ressemblait a du materiel agricole avec un curieux assemblage de fers U et de fers plats, la carrosserie était affreuse. Le prototype gagna toutefois une course de régularité en tous chemins dans les bois aux environs de SPA.

La deuxième version a été concue par René et André Milhoux à partir de pièces élaborées à Fontaine l’Evêque avec une nouvelle carrosserie realisée dans une carrosserie industrielle située non loin des ateliers de Fontaine l’Evêque (dessin A.Milhoux).  Trois cents scooters furent construits.

La troisième version du Belgian Cushman était assemblée par les ateliers de Fontaine l’Evêque. Ce scooter comportait de nombreux défauts.  Il suffit de voir le pignon chaine de roue arrière qui traine litteralement par terre.  Dès que le pneu s’écrase légèrement sous la charge ou si on se penche pour virer à droite la chaîne frotte sur le sol! 

Cette  dernière tentative des Ateliers de F.E. afin d’utiliser le solde des carrosseries en stock fut un échec total et signa la fin de Cushman en Belgique.

 Les moteurs Cushman  venaient des USA et constituaient une aide à la Belgique (mission Kronaker), mais on constata rapidement que ces moteurs consommaient trop d’huile – ce qui nécessita le remplacement des pistons avec segment racleur. Les pièces en acier qui venaient des ateliers de F.E. étaient mal finies et devaient être corrigées à Bruxelles, rendant toute l’opération économiquement non rentable.  D’ou abandon par les Ets. R.Milhoux de cette fabrication. »

 

 

A la suite du Cushman, d’Ieteren et Milhoux réalisent entièrement en 1953 leur propre scooter qu’ils baptisent Aldimi (Albert D’Ieteren MIlhoux).  Aux deux seules photos connues de ces Aldimi prises pour leur présentation officielle s’ajoutent aujourd’hui ces quelques vues des prototypes en cours d’évolution conservées par André Milhoux et son fils Renaud qui ont bien voulu nous les confier. Très inspiré des voitures américaines suivant la mode qui sévit alors tant en Europe qu’au Japon qui sévit alors, l’Aldimi se pare d’une longue queue qui intègre le feu arrière.

L'Aldimi Prince de Liège lors de sa présentation officielle et, à droite, le prototype avec son réservoir d'essence dans le garde-boue avant.

L’Aldimi Prince de Liège lors de sa présentation officielle et, à droite, le prototype avec son réservoir d’essence dans le garde-boue avant.

Comme on peut le constater sur ces vues, nombre de détails changent entre la version de pré-série avec sa pilote et les prototypes.  La suspension avant est différente et le réservoir d'essence du proto intégré au garde boue avant façon Cezeta a été abandonné.

Comme on peut le constater nombre de détails ont changé entre la version de pré-série avec sa pilote et les prototypes. La suspension avant est différente et le réservoir d’essence du proto intégré au garde boue avant façon Cezeta a été abandonné.