Les secrets de la Louis-Guillaume Perreaux

Louis Guillaume Perreaux Vélocipède à vapeur – 1871 : La vraie première moto

Quelle joie et quelle émotion de vous présenter la première moto jamais construite. Cet exemplaire unique, découvert au début des années 30 par Robert Grandseigne, est conservé au musée du Domaine départemental de Sceaux.

Quelle joie et quelle émotion de vous présenter la première moto jamais construite. Cet exemplaire unique, découvert au début des années 30 par Robert Grandseigne, est conservé au musée du Domaine départemental de Sceaux.

Nombre d’entre vous ont découvert à l’exposition « Motos de France » à Rétromobile cette Louis-Guillaume Perreaux, que nous avait exceptionnellement confié le musée du Domaine départemental de Sceaux et une question était sur toutes les lèvres : comment fonctionne donc cette drôle de machine. C’est que nous explique Jean-Claude Conchard spécialiste es machines à vapeur (et pas que !).

Un peu d’histoire
Il est souvent écrit que la première moto fut construite, en 1885, en Allemagne par Daimler. Il est vrai que ce fut la première expérience avec un moteur à explosion, mais, quatorze ans plus tôt, Louis Guillaume Perreaux construisait, brevetait et faisait rouler à Paris, son « vélocipède à vapeur ». Qui plus est, ce deux-roues motorisé était, lui, construit en tant que tel et visait même à être commercialisé, alors que Gotlieb Daimler n’avait construit sa machine à cadre de bois et roues « de charrette » que dans le simple but d’expérimenter un moteur… pour de futures automobiles.

L’idée était dans l’air
Roper, Perreaux, Butler, Murnigotti, Copeland, Daimler… les prétendants au titre d’inventeur de la moto sont multiples de par le monde, mais seul Perreaux réunit toutes les preuves, dûment brevetées et constatées. En cette fin du XIXe siècle, un moyen de transport mécanique s’est imposé : le train à vapeur et c’est naturellement dans cette voie que s’engagent les inventeurs d’un véhicule individuel motorisé. Michaux eut le génie de rajouter, en 1861, des pédales à la draisienne, née en 1818, et, vers 1885, l’Angleterre a inventé la bicyclette moderne avec deux roues de même dimension, rayonnées et montées sur roulements à billes.

De l’électricité à la vapeur
Perreaux pense d’abord à système à inertie (1868), puis à un moteur électrique, hélas irréalisable (1870), avant de déposer son brevet de Vélocipède à vapeur, en 1871. On pourrait croire qu’il a pensé au confort en montant la selle au-dessus du moteur sur un long support souple en lames de ressort, mais, plus étonnant, Perreaux se sert des impulsions données par le pilote à son siège pour rajouter de l’énergie au volant d’inertie. Il rajoute, en 1873, des orifices sur les cheminées pour éclairer la route de nuit, mais son moteur prend de l’embonpoint et il se tournera vers les tricycles (1878).

Technique en bref
Moteur à vapeur surchauffée monocylindre à double effet (22 x 80 mm) – Distributeur rotatif alternatif – Chaudière cylindrique alimentée en eau par pompe mécanique – Chauffage par gazomètre au pétrole ou à l’esprit de vin – Transmission à la roue arrière par 2 courroies – Cadre type vélo de Michaux – Pas de frein – 61 kg – env. 35 km/h.

 

 

Pour compléter cet article avec des photos, merci de me joindre sur info@moto-collection.org

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One thought on “Les secrets de la Louis-Guillaume Perreaux

  1. Decreton dit :

    Fantastique, une merveille dans un jus extraordinaire.

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