Trump en moto et la belle Gwenda !

Non pas Donald, mais Trump Motors Ltd, une petite marque anglaise fondée à Byfleet à moins de trois kilomètres de Brooklands en 1906 et qui récolta nombre de succès en 1921 et 22 sur l’autodrome voisin . Après des débuts avec un moteur deux temps Peco de 269 cm3, Trump utilisa des JAP mono et bicylindres de 250 à 1000 cm3 et des British Anzani 1000 qui firent sa réputation aux mains du Colonel R. Neil. Stewart ou de son épouse la très fameuse Gwenda Mary Stewart.

C’est sur cette dernière sur laquelle que nous allons nous étendre plutôt que sur Trump dont le nom est aujourd’hui bien galvaudé.

Gwenda Mary ,Glubb de son nom de jeune fille (de général), se distingue en conduisant des ambulances sur les fronts russe et roumain pendant la Première Guerre alors qu’elle a à peine plus de vingt ans. Elle convole en justes noces en 1920 avec le colonel Sam Janson directeur de la Spiker car company. Passionnée par les sports mécaniques, elle se distingue entre autres par un record sur 1000 miles en Ner-a-Car en 1921, puis un deux fois douze heures sur Trump JAP en 1922. Passant de la moto à son constructeur elle divorce en 1923 et épouse le Colonel Neil Stewart associé de la marque Trump et pilote émmérite.

Le couple délaisse Brooklands pour l’autodrome de Monthéry moins sujet aux restrictions et les 28 et 29 juillet 1926 le mari et femme en relais signent un record du monde sur 24 heures en couvrant 2406 km à 100, 266 km/h au guidon d’une Terrot 350 à moteur JAP. Forte de cet exploit la belle Gwenda volage va changer une nouvelle fois de monture et d’homme. Elle a en effet rencontré à Montlhéry, Douglas Hawkes qui devient son mécanicien (puis son troisième époux en 1937). Et comme Hawkes est directeur de la société française Derby, fabricant de voitures et de moteurs depuis 1921, Gwenda passe sur quatre roues. Elle court par deux fois aux 24-heures du Mans en 1934 et 35 avec une Derby à moteur Maserati et remporte quelques nouveaux records à Montlhéry avec une Derby à moteur américain Miller dont un record du monde de vitesse à 190,11 km/h sur le mile en catégorie 1,5 litre, suivi par un mile à 237,8 km à Brooklands qui fit d’elle la femme la plus rapide du monde.

Un clic sur les images pour les agrandir et accéder aux légendes

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5 commentaires sur “Trump en moto et la belle Gwenda !

  1. dominique buisson dit :

    merci docteur FMD de nous regaler de petites perles comme celle la .

  2. François Arsène dit :

    t’étendre sur Gwenda Stewart ?? Oh my God, comme tu y vas !
    Je vois cependant quelques similitudes de « l’autre » avec la bécane : il JAPpe à tout propos et il me donne aussi l’impression d’être quelque peu culbuté en haut !

  3. Gigi dit :

    Comme ce monde est petit …il y a bien 20 ans , mon ami Dominique et moi même étions allés à une réunion d’anciennes à Beauvais, montés sur nos noiraudes …et là , immense regret de n’avoir pas eu de magnétophone , un très vieux monsieur attiré par les machines nous a raconté sa vie de motocycliste dans les années 30 à 50 , parlant (beaucoup ! ) de madame Stewart, mais aussi de folles soirées avec Stirling Moss , Monneret et autres fêtards .Grand moment !

  4. fmd dit :

    Merci pour ce joli témoignage. La belle Gwenda était-elle aussi fêtarde que notre ami Jojo !

  5. jackymoto dit :

    Miss Stewart s est rendu celebre pendant la guerre en resolvant un gros probleme
    de carburation sur les Spitfire. Il suffisait d ajouter un percage sur le carbu et ses collegues apelerent
    tres finement cette modification… l’orifice de Mrs Stewart !

    Un bonjour de…Puri, Inde.

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