Wooler 500 Four -1948 : Une 4 cylindres de 105 kg

Si vous aimez comme moi les ingénieurs originaux, voire un tantinet farfelus, vous serez séduits par John Wooler, l’un des constructeurs britanniques les plus délirants.

La Wooler 500 WLF dans son ultime version : 105 kg seulement ! Notez l’emblème sur le phare : une clé plate ailée. Curieusement John Wooler qui a été le pionnier du sélecteur au pied dès 1919, a choisi une commande par levier à main sur cette quatre cylindres de 1948. Un détail, à noter sous le repose-pied, le gros tube transversal du cadre ferme par un couvercle et contient une pompe de gonflage. L’échappement passe dans les tubes inférieurs du double berceau.
La Wooler 500 WLF dans son ultime version : 105 kg seulement ! Notez l’emblème sur le phare : une clé plate ailée. Curieusement John Wooler qui a été le pionnier du sélecteur au pied dès 1919, a choisi une commande par levier à main sur cette quatre cylindres de 1948. Un détail, à noter sous le repose-pied, le gros tube transversal du cadre ferme par un couvercle et contient une pompe de gonflage. L’échappement passe dans les tubes inférieurs du double berceau.

Célèbre depuis 1911 pour l’originalité de ses réalisations, un monocylindre deux temps à piston à double effet et suspension intégrale puis des flat twins révolutionnaires, John Wooler qui a fermé les portes de son usine en 1930, a continué de cogiter durant les hostilités et la 500 cm3 qu’il présente après guerre est l’une des plus étonnantes machines jamais imaginées : un flat four à deux paires de cylindres superposées. Le moteur est présenté en 1945 et un prototype est finalement exposé au salon de Londres de 1948. John Wooler s’est surpassé : sa quatre cylindres est conçue à la base sur d’un embiellage de monocylindre dont la bielle entraîne un improbable assemblage de quatre autres bielles dont deux à fourche. Wooler obtient ainsi la plus légère quatre pattes de 500 cm3 jamais construites : 105 kg seulement et uniquement 28,5 pour le moteur seul !

Les soupapes culbutées sont actionnées par un long arbre à cames vertical entraîné par couple conique sur l’avant du moteur. La transmission s’effectue par arbre cardans et couple conique. La suspension intégrale, héritage de la toute première Wooler commercialisée en 1911, perfectionne encore le système avec à l’avant comme à l’arrière deux paires d’éléments télescopiques disposées de chaque côté de l’axe des roues. Notons encore : un allumage par distributeur de type automobile monté directement au sommet de l’arbre à cames disposé verticalement devant le moteur, l’échappement qui passe dans les tubes inférieurs du cadre, le premier gros tube transversal devant le moteur servant de silencieux. Enfin, signature quasi obligatoire des Wooler depuis leurs débuts, le réservoir (ici en alliage léger) englobe la colonne de direction et un nez avant amovible qui intègre le phare, l’avertisseur, le contacteur et les connexions électriques principales.

Handicapée par son centre de gravité trop élevé, la carrière de cette fumeuse 500 s’arrêta aux salons et aux essais, mais, nous John Wooler se remet au travail et présentera en 1954 une nouvelle four un poil plus conventionnelle sur laquelle nous reviendrons… un jour.…

Pour tout savoir sur la fabuleuse histoire des Wooler, reportez-vous au livre « Wooler » de Benito Battilani édité l’ASI (en italien).

Cliquez sur les photos pour les agrandir et accéder aux légendes

Pour compléter cet article avec des photos, merci de me joindre sur info@moto-collection.org

2 commentaires sur “Wooler 500 Four -1948 : Une 4 cylindres de 105 kg

  1. Nabs dit :

    Quelle extraordinaire machine avec des solutions techniques impressionnantes pour l’époque.
    Merci de nous avoir éclairé sur cette belle machine.
    Quant à la béquille, beaucoup de constructeurs actuels pourraient en prendre de la graine, eux qui souvent ne proposent qu’une latérale et éventuellement une centrale en option a un prix tel que le ressort caché dedans doit être en or !!! 😉

  2. jackymoto dit :

    Mon copain anglais et moi restons toujours un moment devant les Wooler exposées à Solihull.
    Elles ont fait rêver beaucoup de motocyclistes et probablement leur constructeur. Ce qui est plaisant pour un mécano, c’est que tout est accessible et démontable instantanément avec un outillage minimum.
    Il est vrai que l’embiellage de la dernière version est digne d’un dessin de Delarue Nouvellière et n’aurait peut être pas eu la fiabilité escomptée…

Comments are closed.