Yamaha XT 500 de boue

La moto s'enfoncera jusqu'au réservoir, bientôt maintenue par le bastaing (devant) que nous passerons derrière la fourche.
La moto s'enfoncera jusqu'au réservoir, bientôt maintenue par le bastaing (devant) que nous passerons derrière la fourche.

Voilà, je l’avoue, une des aventures les plus bêtes et les plus honteuses qui me soient arrivées. Nous sommes en avril 1980 et j’emprunte une fois encore, car c’est l’une de mes motos préférées, une XT 500 à Yamaha. Week-end prévu en duo sur les côtes normandes. Une fois au bord de mer je décide de suivre l’océan à vue en roulant au-dessus de la falaise ! Super génial sauf que je tombe vite sur une plaque apparemment de boue dans laquelle l’arrière de la moto s’englue, puis s’enfonce inexorablement. Rigoureusement impossible de la tire,r nos bottes ne recontrent qu’un appui mou et la situation commence à devenir dramatique. Toute la roue arrière a désormais disparu dans ce qu’il faut bien reconnaître comme des sables mouvants. Un bastaing trouvé par terre et que nous passons derrière la fourche ne nous permet même pas d’enrayer l’enfoncement. Panique ! Crier à l’aide ne sert à rien nous sommes seuls sur le plateau. Abandonnant la moto, je cours vers la plage en contrebas où il reste deux voitures stationnées (on est quand même qu’en avril et en Normandie !). Une chance, un des propriétaires propriétaire est occuppé à ranger ses affaires. Je lui explique la notre et l’invraisemblable se produit ! Pas de problème, répond-il, je fais de l’alpinisme et j’ai tout mon matériel dans le coffre… allons-y ! (Vous avez bien lu : un alpiniste avec son équipement sur une plage normande en avril… incroyable , mais vrai) nous voilà donc remontants sur la falaise avec cordes et mousquetons. Un bout de planche nous permet d’approcher sans s’enfoncer et d’attacher l’XT dont il ne dépasse plus que le haut du réservoir, le guidon et la roue avant. Le plus dur est passé, il n’y a plus qu’à tirer maintenant pour l’accoucher de se gangue et elle y colle bien, je vous jure, mais nous en sortons, penauds boueux et reconnaissants. Comme quoi il faut toujours vérifier qu’il y a un alpiniste sur la plage.

J’aurais pourtant du le savoir qu’à faire les fous sur terrain meuble la XT tombait facilement dans la faille, car je l’avais déjà expérimenté quelques mois auparavant, en février 1980. Je partais alors fleur au fusil pour l’un de mes sports d’hiver préférés, les rallyes hivernaux, en l’occurrence la Croisière blanche rebaptisée « les cols durs » (dix-sept cols … on a compté, et en hiver, cela fait beaucoup !) organisés par le regretté roule-toujours Philippe Jambert. Je m’étais empressé pour l’aventure de faire poser un cloutage léger sur les pneus trails de mon XT500 comme je le faisais souvent pour ce type d’équipée (un clou, taille minimale, un pavé sur deux sur la ligne extérieure et un pave sur cinq sur la ligne du milieu). Un peu de rodéo au camping sauvage dans la vallée pour se décontracter un peu après une dure journée et hop, voilà l’arrière de la XT parti rejoindre un ruisseau sous la neige…

Pour compléter cet article avec des photos, merci de me joindre sur info@moto-collection.org

2 commentaires sur “Yamaha XT 500 de boue

  1. OLIVIER dit :

    les histoires de motards sont souvent géniales !!! celle là n’est pas banale……………lol

  2. Philippe P dit :

    Concernant la dernière photo avec les réservoirs , même si, effectivement les 3 premiers sont bien en aluminium, les quatre autres, donc au fond, sont eux en acier.

    Aux US, la TT, à toujours eu un modèle alu. Mais bien qu’elle ait couru au Paris-Dakar et au Côte-Côte sous le nom d’XT, elle n’a jamais été importée en Europe..

    Les modèles 1976, 1977, 1978 et 1979 n’ont eu en Europe que des bidons acier.
    C’est à partir de 1980, donc la normande des sables mouvants qu’est apparu le bidon alu, et ce jusqu’a la fin de la production en 1989.
    Aux US, acier en 1976 et 1977, puis alu jusqu’en 1981 ou le modèle à cessé d’etre importé.

    Signé : un SRiste ….

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