{"id":2775,"date":"2017-07-07T14:43:24","date_gmt":"2017-07-07T14:43:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/?p=2775"},"modified":"2017-09-05T20:56:35","modified_gmt":"2017-09-05T20:56:35","slug":"laverda-1000-v6-1977-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/laverda-1000-v6-1977-2017\/","title":{"rendered":"Laverda 1000 V6 &#8211; 1977-2017"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'arial black', sans-serif;\"><strong>La trop courte carri\u00e8re\u00a0de la seule moto\u00a0V6 de l\u2019histoire<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>Laverda fait sensation au salon de Milan de 1977 en pr\u00e9sentant c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te sa 500 Formula bicylindre destin\u00e9e \u00e0 une coupe monomarque et la fabuleuse 1000\u00a0cm3\u00a0V6, qui cumule\u00a0\u00e0 peu pr\u00e8s toutes les nouveaut\u00e9s technologiques de son\u00a0\u00e9poque, \u00e0 commencer par son 6 cylindres en V, premier, et jusqu\u2019ici seul du genre, dans l\u2019histoire de la moto. La belle ne vit pourtant qu\u2019une seule \u00e9preuve, le Bol d\u2019Or\u00a01978. L&rsquo;interdiction en 1979 des plus de quatre cylindres en Endurance\u00a0signe sa fin et\u00a0acc\u00e9l\u00e8re celle de l\u2019usine qui avait tant investi dans ce projet.<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #808080;\">Photos \u00a9 FMD\/moto-collection.org &#8211; Cliquer pour les agrandir et acc\u00e9der au diaporama avec les l\u00e9gendes.<\/span><\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong><span style=\"font-family: 'arial black', sans-serif;\">Un peu d\u2019histoire<\/span>\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Moto Laverda est cr\u00e9\u00e9 en 1949 \u00e0 Breganze dans le Veneto par Francesco Laverda qui veut diversifier sa production de machines agricoles. Durant presque vingt ans, la marque produira des petites cylindr\u00e9es de 75 \u00e0 200\u00a0cm3 qui se forgeront une belle r\u00e9putation sportive avec, entre autres, de remarquables succ\u00e8s au Tour d\u2019Italie et au Milan-Tarente. La moto-engin-de-transport rentre h\u00e9las rentre dans sa plus noire p\u00e9riode au d\u00e9but des ann\u00e9es soixante. R\u00e9actifs et visionnaires, Francesco Laverda assist\u00e9 par son fils Massimo d\u00e9cide alors de totalement s\u2019investir dans la moto de grosse cylindr\u00e9e, un clan tr\u00e8s ferm\u00e9. Le prototype de la 650, fortement inspir\u00e9 par les Honda 300\u00a0cm3 CB\u00a077 n\u00e9es deux ans auparavant, est pr\u00e9sent\u00e9 au salon de Londres\u00a01966. La moto est commercialis\u00e9e en 1968 et vite d\u00e9clin\u00e9e, avec le succ\u00e8s que l\u2019on sait, en 750 dans ses versions GT, S, SF et SFC. Gris\u00e9 par ce succ\u00e8s, Laverda ne cache d\u00e8s lors plus son r\u00eave de d\u00e9tr\u00f4ner les quatre cylindres japonais avec une moto encore plus puissante et sportive. Ce sera la tr\u00e8s originale et performante 1000 trois cylindres qui appara\u00eet en 1973.\u00a0<\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>Ambitieux et passionn\u00e9s, Massimo et Piero Laverda, les fils de Francesco, qui ont repris les r\u00eanes de l\u2019usine vont tenter un impossible pari.<\/strong> En d\u00e9pit des ennuis financiers qui commencent, ils demandent \u00e0 Giulio Alfieri, le p\u00e8re des c\u00e9l\u00e8bres m\u00e9caniques\u00a0V12 Maserati, de concevoir l\u2019un des plus sophistiqu\u00e9s moteurs de moto de jamais r\u00e9alis\u00e9, un six cylindres en V auquel\u00a0Laverda veut donner\u00a0un image en course d\u2019endurance avant d\u2019en extrapoler des motos de s\u00e9rie. Les investissements r\u00e9alis\u00e9s sont \u00e9normes, les finances de l\u2019entreprise sont au plus bas, et ce challenge est un peu le pari de la derni\u00e8re chance.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'arial black', sans-serif;\"><strong>La Laverda V6 racont\u00e9e par ses \u00a0cr\u00e9ateurs<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">D\u00e9voil\u00e9e au salon de Milan\u00a01977, la Laverda 1000 V6, le seul six\u00a0cylindres en V\u00a0de l\u2019histoire de la moto r\u00e9unit sans concessions les techniques les plus avanc\u00e9es de son temps<\/span><\/strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">. Un moteur unique et une partie cycle \u00e0 la pointe du progr\u00e8s avec en particulier une suspension arri\u00e8re \u00e0 monoamortisseur horizontal sous le moteur travaillant en compression. Elle n\u2019est pourtant qu\u2019un premier prototype et Laverda ne voulant pas \u00e0 juste titre d\u00e9velopper conjointement un moteur et une partie cycle tout nouveaux, va se concentrer sur la m\u00e9canique abandonnant son innovante suspension arri\u00e8re. En avril et ao\u00fbt 1978, j&rsquo;ai eu le privil\u00e8ge de rencontrer \u00e0 l&rsquo;usine Laverda de Breganze, le c\u00e9l\u00e8bre ing\u00e9nieur motoriste\u00a0<strong>Giorgio Alfieri, Luciano Zen\u00a0et Piero Laverda<\/strong>\u00a0les cr\u00e9ateurs de cette fabuleuse machine.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>Giulio Alfieri est certes un des grands motoristes italiens de l\u2019apr\u00e8s-guerre, mais son exp\u00e9rience motocycliste est tr\u00e8s limit\u00e9e<\/strong>. Pr\u00e9sent\u00e9 trop t\u00f4t, sans doute, le superbe prototype qui fait sa r\u00e9volution au Salon de Milan\u00a01977 se comporte bien c\u00f4t\u00e9 moteur lors des premiers essais, mais le cadre r\u00e9v\u00e8le de gros probl\u00e8mes de rigidit\u00e9 avec de bien\u00a0 mauvaises r\u00e9actions de la parie arri\u00e8re. Une nouvelle partie cycle est rapidement \u00e9tudi\u00e9e avec une suspension arri\u00e8re conventionnelle et les premiers essais sont encourageants, mais le temps est compt\u00e9 avant le Bol d\u2019Or ou Laverda veut faire son entr\u00e9e en septembre 1978. Jugez-en par les photos que j\u2019ai prises \u00e0 l\u2019usine de Breganze en avril pour le moteur au banc et en ao\u00fbt avec d\u2019ultimes modifications demand\u00e9es par Luciano Zen pour le car\u00e9nage qui grevait la garde au sol. Il ne reste plus qu\u2019un mois avant le Bol et la V6 y arrivera sans m\u00eame avoir pu peaufiner ses essais! <\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>Dans les ateliers de l\u2019usine Piero Laverda, Luciano Zen le directeur technique et le motoriste Giulio Alfieri, font le point <\/strong>lors de nos rencontres en 1978 de leurs espoirs et de l\u2019avancement des travaux ainsi la naissance du V6 et leurs espoirs. Luciano Zen :\u00a0<\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">\u00ab<em>Techniquement, la solution du V6 \u00e9tait la plus tentante. Elle nous a s\u00e9duits d\u00e8s le d\u00e9part et nous avons fait appel pour ce faire \u00e0 Giulio Alfieri, l\u2019ing\u00e9nieur le plus c\u00e9l\u00e8bre dans ce domaine.\u2009\u00bb<\/em>. Ce six cylindres en V \u00e0 90\u00b0 est dispos\u00e9 longitudinalement. Il a des soupapes peu inclin\u00e9es (14\u00b0 \u00e0 l\u2019admission et \u00e0 l\u2019\u00e9chappement comme\u2026 la 1200 V-Max\u00a0V4 de Yamaha !) et un refroidissement liquide.\u00a0<\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">La construction fait irr\u00e9m\u00e9diablement penser \u00e0 la s\u00e9rie ; pas de magn\u00e9sium (sauf pour les roues), ni de titane ni d\u2019autres mat\u00e9riaux exotiques. Luciano Zen avouait d\u2019ailleurs, un sourire malicieux aux l\u00e8vres lors de notre interview en 1978 : \u00ab\u2009<em>C\u2019est pour tr\u00e8s bient\u00f4t\u00a0<\/em>! <em>Nous avons un projet qui reprend le moteur de la machine d\u2019endurance. Une moto ainsi con\u00e7ue p\u00e8serait environ 240\u00a0kg, mais resterait tr\u00e8s maniable et facilement utilisable\u2009<\/em>\u00bb. On admire les conditionnels. En tout cas, maints d\u00e9tails, en particulier l\u2019aspect des carters moteurs de la V6 d\u2019Endurance, prouvent que la s\u00e9rie \u00e9tait bel et bien pr\u00e9vue au programme. Il en sera h\u00e9las autrement.\u00a0<\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong>\u00ab<em>La technique de la moto 6 cylindres est encore toute jeune et il faut tout inventer\u2009<\/em>\u00bb <\/strong>confie Piero Laverda, alors\u00a0directeur g\u00e9n\u00e9ral ; mais lui et son directeur technique, Luciano Zen, sont convaincus que le V6 supplantera le quatre cylindres \u00e0 court terme \u00ab\u2009<em>Ses plus gros avantages sont la faible cylindr\u00e9e unitaire et le parfait \u00e9quilibrage.\u00a0<\/em><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><em>Quant au poids, il n\u2019est gu\u00e8re plus \u00e9lev\u00e9 et cette 1000 n\u2019avoue que 200\u00a0kg avec huile, mais sans essence. C\u2019est lourd, direz-vous, mais le plus important n\u2019est ni le poids ni l\u2019emplacement le plus bas possible du centre de gravit\u00e9, mais surtout la concentration des masses autour du centre de gravit\u00e9 et leur bonne r\u00e9partition. Notre V6 r\u00e9pond tr\u00e8s bien \u00e0 ces crit\u00e8res et est tr\u00e8s maniable.\u2009<\/em>\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><strong><em>\u00ab\u00a0Le V6 Laverda est d\u00e9riv\u00e9 du 2,7\u00a0l que j\u2019avais dessin\u00e9 pour la SM Citro\u00ebn\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>explique<em>\u00a0<\/em>Giulio Alfieri q<\/strong>ui\u00a0r\u00e9sume bri\u00e8vement (et en fran\u00e7ais !) son impressionnante carri\u00e8re<\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">. \u00ab\u2009<em>J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler sur les motos chez Innocenti Lambretta avec des machines de record et en particulier la <strong><a href=\"http:\/\/www.moto-collection.org\/moto-collection\/modele.php?idfiche=3308\" target=\"_blank\">Lambretta\u00a0250 bicylindre en V.<\/a><\/strong> Ensuite je suis rentr\u00e9 chez Maserati (<\/em>NLDR : rappelez-vous la fameuse Bird-Cage Type\u00a064 \u00e0 moteur\u00a0V12 de 1962<em>) puis j\u2019ai travaill\u00e9 chez Citro\u00ebn sur le projet SM. Actuellement, je suis directeur de production de Honda Italie et je ne fais plus que de tr\u00e8s rares visites chez Laverda pour suivre l\u2019\u00e9volution du moteur<strong>. <\/strong>Pour le moteur proprement dit, le passage de l\u2019auto \u00e0 la moto n\u2019a pos\u00e9 aucun probl\u00e8me particulier. Le V6 Laverda est d\u00e9riv\u00e9 du 2,7\u00a0l que j\u2019avais dessin\u00e9 pour la SM Citro\u00ebn. La seule petite diff\u00e9rence \u00e9tait d\u2019\u00e9liminer les effets du couple de renversement propres aux moteurs dispos\u00e9s dans l\u2019axe de la moto. Nous l\u2019avons r\u00e9alis\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re tout \u00e0 fait classique en faisant tourner l\u2019embrayage en sens inverse du vilebrequin. Le gros probl\u00e8me avec ce moteur tr\u00e8s puissant (140\u00a0ch \u00e0 11\u2009000\u00a0tr\/min) restait les effets de sa transmission par arbre\u00a0: une force verticale sur l\u2019arri\u00e8re de la moto dont nous avons r\u00e9duit au maximum les effets n\u00e9fastes en adoptant un tr\u00e8s long bras oscillant ancr\u00e9 tr\u00e8s en avant sur la bo\u00eete de vitesses.\u00a0<\/em><\/span><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><em>Nous avions pens\u00e9 \u00e9videmment \u00e0 une partie cycle beaucoup moins classique, par exemple \u00e0 une direction de m\u00eame type que sur la Elf prototype et quelques autres solutions comme la suspension arri\u00e8re \u00e0 amortisseur unique sous le moteur, pr\u00e9sent\u00e9e au salon de Milan, mais comme on dit ici \u00ab\u00a0qui met tout au four en m\u00eame temps se br\u00fble\u00a0\u00bb et nous avons trouv\u00e9 sage de partir sur des solutions classiques. Le reste sera pour plus tard.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\"><em>Cette partie cycle est tr\u00e8s simple. Le moteur est porteur avec un petit treillis tubulaire supportant la fourche et un simple tube sup\u00e9rieur rejoignant la bo\u00eete \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. Nous avons effectu\u00e9 des essais avec divers types de pneumatiques en particulier des gros pneus de 16&prime; (arri\u00e8re\u00a03,75\/600 x 16&prime;), mais, dans un premier temps, nous reviendrons peut-\u00eatre \u00e0 de classiques 18 pouces pour le Bol d\u2019Or\u2009<\/em>\u00bb (NDLR Nous sommes alors en avril 1978). <strong>Luciano Zen prend le relai et parle\u00a0de la partie cycle<\/strong>\u00a0:\u00a0 \u00ab<em>Que la moto se soul\u00e8ve \u00e0 l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration est un ph\u00e9nom\u00e8ne normal qu\u2019un rallongement du bras aurait d\u00fb r\u00e9duire.<\/em> <em>La solution id\u00e9ale eut \u00e9t\u00e9 un parall\u00e9logramme comme sur les premi\u00e8res MV des ann\u00e9es\u00a050, mais nous avons r\u00e9alis\u00e9 un bras oscillant tr\u00e8s renforc\u00e9<\/em> (NDLR\u00a0: tr\u00e8s lourd) <em>et beaucoup plus long qui permet d\u2019en masquer les effets et \u00e9vitera \u00e0 la petite \u00e9quipe de d\u00e9fricher le terrain d\u2019une technique encore m\u00e9connue, le principe du V6 suffit pour l\u2019instant.\u00a0 Ce long bras avec ses faibles variations angulaires a aussi conduit \u00e0 abandonner la superbe suspension arri\u00e8re du prototype de 1977 \u00e0 mono amortisseur sous le moteur travaillant en compression. Nous y reviendrons peut-\u00eatre lorsque le V6 sera au point\u2009<\/em>\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">Un autre ph\u00e9nom\u00e8ne inqui\u00e8te l\u2019\u00e9quipe\u00a0: le pneu arri\u00e8re a une s\u00e9rieuse tendance \u00e0 partir rapidement en lambeaux du c\u00f4t\u00e9 droit, celui qui justement travaille le plus sur les circuits qui tournent le plus souvent dans le sens des aiguilles d\u2019une montre. La raison invoqu\u00e9e est que la roue tend naturellement \u00e0 tourner autour de l\u2019arbre de transmission et qu\u2019il en r\u00e9sulte un cisaillage du pneu au niveau du sol. Pas de rem\u00e8de connu, sauf adopter une bo\u00eete transversale qui est d\u2019ailleurs en projet comme le r\u00e9v\u00e8le le livre de Jean-Louis Olive et Piero Laverda. En l\u2019attendant, il faudrait r\u00e9duire le couple sur la roue en allongeant les rapports internes et en raccourcissant le braquet final ou \u00e9loigner l\u2019arbre du point de contact avec le sol, \u00e0 savoir monter une roue de plus grand diam\u00e8tre. De fait, le ph\u00e9nom\u00e8ne semblait empirer lors des essais r\u00e9alis\u00e9s avec une roue de 16 pouces en lieu et place de la 18 pouces finalement choisie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'arial black', sans-serif;\"><strong>La course<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">La lourde\u00a0V6 se qualifie pourtant tr\u00e8s honorablement dans ce Bol d\u2019Or\u00a01978<\/span><\/strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">. Pilot\u00e9e par Cereghini et Perugini, elle est l\u2019une des plus rapides du plateau en vitesse pure, au niveau des Yamaha OW\u00a031 et loin devant la Honda RCB comme elle en fait la d\u00e9monstration sur la ligne droite du Castellet avec <strong>un chrono record \u00e0 278\u00a0km\/h<\/strong>. Une belle avance qu\u2019elle perd totalement dans les virages o\u00f9 elle reste lourde et peu maniable. Comme ses cr\u00e9ateurs le craignaient apr\u00e8s les premiers essais la transmission ne tient pas le choc et la V6 abandonne apr\u00e8s 7 heures 20 de course \u00e0 cause d\u2019un croisillon de cardan prenant du jeu en sortie bo\u00eete. Tous les espoirs sont pourtant permis, ce Bol \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un premier test pour une moto qui n\u2019avait d\u2019ailleurs pas roul\u00e9 sur circuit depuis ses derni\u00e8res modifications et l\u2019\u00e9preuve avait jou\u00e9 son r\u00f4le en permettant de d\u00e9finir tout de qui p\u00eachait, en premier lien la bo\u00eete qui devait \u00eatre remplac\u00e9e par une bo\u00eete transversale type F1 assortie d\u2019une transmission par cha\u00eene. H\u00e9las, <\/span><strong style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">le clap de fin arrive par surprise en f\u00e9vrier 1979 <\/strong><span style=\"font-family: arial, helvetica, sans-serif;\">o\u00f9 la FIM informe Laverda que les six cylindres ne seront plus admis en course d\u2019endurance \u00e0 dater de la saison suivante, une catastrophe pour l\u2019entreprise qui, lourdement endett\u00e9e par ce projet, ne s\u2019en rel\u00e8vera pas. Laverda d\u00e9pose son bilan d\u00e9but\u00a01987 et arr\u00eate totalement son activit\u00e9 en 1988. Surprise, en 1994, la Nuova Moto Laverda, cr\u00e9\u00e9e sous l\u2019\u00e9gide d\u2019investisseurs japonais et \u00e9tablie dans une nouvelle usine \u00e0 Zane non loin de Breganze, pr\u00e9sente une r\u00e9plique de la mythique 1000\u00a0V6 r\u00e9alis\u00e9e avec des pi\u00e8ces subsistantes. Il est pr\u00e9vu, disent-ils, une prochaine production de 50 exemplaires commercialis\u00e9s au prix astronomique de 90 millions de Lires (\u00e9quivalent \u00e0 plus de 75 000 de nos euros du jour). L\u2019annonce restera malheureusement sans suite. Dommage, car la 1000\u00a0V6 Laverda reste toujours, sauf erreur de ma part, le seul\u00a0V6 de l\u2019histoire de la moto. Une place qu\u2019elle semble vouloir garder, car Honda qui pr\u00e9senta un superbe prototype X Wing \u00e0 moteur\u00a0V6 en 1999 au salon de Tokyo, ne semble pas d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 passer \u00e0 l\u2019acte.<\/span><\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime;][vc_gallery type=\u00a0\u00bbimage_grid\u00a0\u00bb images=\u00a0\u00bb2750,2751,2752,2753,2754,2755,2756,2757,2759,2758,2760,2761,2764,2762,2763,2765,2768,2770,2769,2766,2767,2771,2772,2773&Prime; img_size=\u00a0\u00bb200 x 200&Prime;][\/vc_column][\/vc_row][vc_row full_height=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb columns_placement=\u00a0\u00bbtop\u00a0\u00bb content_placement=\u00a0\u00bbtop\u00a0\u00bb][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/3&Prime;][vc_single_image image=\u00a0\u00bb2774&Prime; img_size=\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb onclick=\u00a0\u00bblink_image\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb2\/3&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: 'arial black', sans-serif; color: #000080;\">LAVERDA 1000 V6 &#8211; Formule 1 sur deux roues <\/span><span style=\"color: #000080;\">Il fallait un livre pour rendre hommage \u00e0 cette moto mythique et unique qu\u2019est la 1000\u00a0V6 Laverda. Il a \u00e9t\u00e9 magnifiquement r\u00e9alis\u00e9 par Jean-Louis Olive, collectionneur passionn\u00e9 de la marque et d\u00e9j\u00e0 auteur de \u00ab\u00a0Laverda de L\u00e9gende\u00a0\u00bb aux \u00e9ditions ETAI et Piero Laverda, qui fut directeur de l\u2019usine aux c\u00f4t\u00e9s de son fr\u00e8re Massimo, et qui emm\u00e8ne et pilote aujourd\u2019hui les fameuses Laverda orange dans toutes les r\u00e9unions de motos classiques. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong>Laverda\u00a01000\u00a0V6 \u2013 Formule 1 sur deux roues <\/strong><em>par Jean-Louis Olive, Piero Laverda en auto-\u00e9dition avec l\u2019association Laverda Corse.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\">\u00c9dition standard\u00a0: 50 euros &#8211;\u00a0\u00e9dition luxe\u00a0: 150 euros. \u00c0\u00a0commander, en fran\u00e7ais ou en anglais, sur le site \u00a0<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><a style=\"color: #ff0000;\" href=\"https:\/\/orangedition.com\/\">orangedition.com<\/a><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column][vc_column_text] La trop courte carri\u00e8re\u00a0de la seule moto\u00a0V6 de l\u2019histoire Laverda fait sensation au salon de Milan de 1977 en pr\u00e9sentant c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te sa 500 Formula bicylindre destin\u00e9e \u00e0 une coupe monomarque et la fabuleuse 1000\u00a0cm3\u00a0V6, qui cumule\u00a0\u00e0 peu pr\u00e8s toutes les nouveaut\u00e9s technologiques de son\u00a0\u00e9poque, \u00e0 commencer par son 6 cylindres en V, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2750,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[12],"tags":[42,72,363,364,365,366],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2775"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2775"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2775\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2750"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2775"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2775"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2775"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}