{"id":6732,"date":"2022-02-15T16:05:11","date_gmt":"2022-02-15T16:05:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/?p=6732"},"modified":"2022-02-18T21:42:23","modified_gmt":"2022-02-18T21:42:23","slug":"gilbert-guignabodet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/gilbert-guignabodet\/","title":{"rendered":"Gilbert Guignabodet"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime;][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Gilbert Guignabodet nous a quitt\u00e9s brutalement le 7 f\u00e9vrier 2022. Il avait 87 ans. <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Qui mieux qu&rsquo;un de ses amis proches pouvait nous parler de cet homme qui fut l&rsquo;un des grands personnages de la moto ? Je laisse donc la plume \u00e0 Pierre Astier.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime;][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6731&Prime; img_size=\u00a0\u00bblarge\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6726&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb alignment=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Quand on parle de Guignabodet, on n&rsquo;\u00e9voque pas un personnage, mais toute une lign\u00e9e.<\/strong> <\/span>Les parents de Gilbert \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 marchands de moto \u00e0 Chelles et son p\u00e8re a particip\u00e9 plusieurs fois au Bol d&rsquo;Or sur un side-car. Au Bol d&rsquo;Or\u00a01948 et 9, il pilote encore un side\u00a0600 FN, mais il ne finit aucune des deux \u00e9preuves. Quant \u00e0 son grand-p\u00e8re, ce dut \u00eatre aussi un grand sportif puisqu&rsquo;en Belgique il gagna une FN quatre cylindres en participant \u00e0&#8230;. une course \u00e0 pied !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Gilbert, lui, est n\u00e9 en 1934 \u00e0 Nogent-sur-Marne. Il va lui aussi courir \u00e0 moto, et ce, d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 16 ans, sur une 125 Jonghi Il participe au Bol d&rsquo;Or\u00a01950 et se classe douzi\u00e8me de sa cat\u00e9gorie. C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0\u00a0 un exploit pour quelqu&rsquo;un de son \u00e2ge, car, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque,\u00a0 il fallait tenir le guidon 24 heures d&rsquo;affil\u00e9e. Au Bol d&rsquo;Or\u00a01951, sur une Puch, il termine 10e de la cat\u00e9gorie\u00a0175 et, en 1952, il est dix-huiti\u00e8me sur une Guiller \u00e0 moteur AMC.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0En 1955, c&rsquo;est le service militaire, il est incorpor\u00e9 au Premier R\u00e9giment du Train et, vraie aubaine pour un motard, son colonel l&rsquo;autorise \u00e0 continuer de participer \u00e0 des comp\u00e9titions. Il est aussi engag\u00e9 par son r\u00e9giment dans des \u00e9preuves de trial. Cette m\u00eame ann\u00e9e, il participe au Championnat de France\u00a01955 sur une Guzzi et remporte le titre. Au Bol d&rsquo;Or 1955, il fait \u00e9quipe avec Fernand Tiers et pilote une AGF.\u00a0C&rsquo;est son premier contact avec Ydral, mais une panne m\u00e9canique les contraint \u00e0 abandonner \u00e0 la 15e heure. En 1956, Gilbert Guignabodet est champion de France sur une Guzzi 250 \u00a0tandis que c&rsquo;est sur Alcyon que Guignabodet participe au Bol d&rsquo;Or. Avec son \u00e9quipier Rouger, il termine \u00e0 une belle deuxi\u00e8me place des 175 cm3 derri\u00e8re la redoutable Gnome-Rh\u00f4ne de Court et Dagan.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6729&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb alignment=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0L&rsquo;ann\u00e9e suivante, au Bol d&rsquo;Or, notre jeune champion se retrouve dans l&rsquo;\u00e9quipe Ydral qui, associ\u00e9 \u00e0 la marque Lib\u00e9ria, a de grandes ambitions. La Lib\u00e9ria-Ydral avait d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 un \u00e9norme potentiel en 1956, mais l&#8217;embiellage n&rsquo;avait pas tenu et c&rsquo;est Gnome-Rh\u00f4ne qui avait recueilli les lauriers. Pour cette nouvelle \u00e9dition, on attendait un exploit. Les Tiers, Arambol, Croix, Godin, Moizan et quelques autres qui couraient pour Ydral ou AGF n&rsquo;\u00e9taient pas des coureurs professionnels. De bons amateurs, mais des pilotes occasionnels. Seul Agache sortait du lot. De tous ceux qui ont couru pour Ydral, le plus talentueux fut sans conteste Alain Dagan. Georges Agache m&rsquo;a souvent vant\u00e9 son pilotage facile, sans effort apparent, mais diablement efficace. Or Alain Dagan avait quitt\u00e9 Ydral pour Gnome &amp; Rh\u00f4ne. Il fallait trouver un rempla\u00e7ant du m\u00eame niveau pour piloter la performante Lib\u00e9ria car\u00e9n\u00e9e. Gilbert Guignabodet n&rsquo;accepte qu&rsquo;\u00e0 condition de faire \u00e9quipe avec Agache. \u00ab\u00a0<em>Car c&rsquo;est lui qui va gagner<\/em>\u00a0\u00bb dit-il. Et ce fut l&rsquo;exploit attendu : <strong>24 heures \u00e0 plus de 100 km\/h de moyenne<\/strong>, record battu et quatri\u00e8me place au classement g\u00e9n\u00e9ral. La performance fut certes \u00e9norme, mais ce ne fut pas tout \u00e0 fait une partie de plaisir. Imaginez la Lib\u00e9ria lanc\u00e9e \u00e0 160 sur l&rsquo;anneau sur ses petits pneus de 300 x17, le pilote recroquevill\u00e9 derri\u00e8re le car\u00e9nage. \u00c7a allait encore pour les types jockey comme Agache, Tiers et Arambol, mais pour le longiligne Gilbert c&rsquo;\u00e9tait extr\u00eamement inconfortable. Et lorsqu&rsquo;on man\u0153uvre la machine \u00e0 la main, on est sid\u00e9r\u00e9 par la faiblesse du rayon de braquage. Il devait falloir calligraphier au plus juste les trajectoires aux virages des Deux Ponts, de la Ferme et \u00e0 l&rsquo;\u00e9pingle du Faye. C&rsquo;est la nuit surtout que ce fut particuli\u00e8rement p\u00e9rilleux, car les organisateurs avaient vraiment l\u00e9sin\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9clairage de la piste. Chez Ydral, on avait mont\u00e9 deux ampoules sur le phare. Lorsque l&rsquo;une des deux rendait l&rsquo;\u00e2me, on connectait imm\u00e9diatement l&rsquo;autre et on avait bien recommand\u00e9 aux pilotes de signaler l&rsquo;incident lors de l&rsquo;arr\u00eat au stand pour qu&rsquo;on ne manque pas de changer l&rsquo;ampoule grill\u00e9e. Ce qu&rsquo;oublia de faire Georges Agache ! Et Gilbert prit le relais avec une seule ampoule en bon \u00e9tat\u2026 Laquelle ampoule ne manqua pas de griller \u00e0 l&rsquo;approche d&rsquo;un virage\u2026 Le trou noir\u2026 Notre pilote fit un tout droit, mais, heureusement, l&rsquo;obscurit\u00e9 ne cachait aucun obstacle et il put reprendre la piste.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6728&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb alignment=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<p><strong>En parcourant le joli palmar\u00e8s de Gilbert Guignabodet,<\/strong> on constate que son passage chez Ydral n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;une courte parenth\u00e8se. Il n&rsquo;a rejoint l&rsquo;\u00e9quipe que le temps de contribuer \u00e0 son plus beau succ\u00e8s ! Sinon, il a couru sur d&rsquo;autres marques\u00a0: Guzzi\u00a0250 pour le Championnat de France, 350 AJS ou la prestigieuse 500 Gilera Saturno. Sur cette derni\u00e8re, il a r\u00e9alis\u00e9 le meilleur temps absolu de la course de C\u00f4te Lapize en 1958. Dans les \u00e9preuves o\u00f9 il s&rsquo;est illustr\u00e9, qu&rsquo;il soit au guidon d&rsquo;une machine fran\u00e7aise, anglaise ou italienne, on le reconna\u00eet facilement sur les photos des revues de l&rsquo;\u00e9poque gr\u00e2ce \u00e0 la puret\u00e9 de son style, mais aussi \u00e0 son casque d\u00e9mesur\u00e9ment haut !<\/p>\n<p>Notre parisien \u00ab\u00a0descend\u00a0\u00bb \u00a0ensuite dans le midi, \u00e0 Toulon o\u00f9 il ouvre un petit atelier de r\u00e9paration moto et il arr\u00eate la comp\u00e9tition en 1961 avec une troisi\u00e8me place au Championnat de France\u00a0350 Inter.<\/p>\n<p>Gilbert Guignabodet va d\u00e8s lors se consacrer \u00e0 la pr\u00e9paration de motos pour de jeunes coureurs, dont certains se retrouveront plus tard sur des podiums aux Championnats du monde tels Jean-Fran\u00e7ois Bald\u00e9 et Patrick Pons. Les motos qu&rsquo;il met au point sont des Suzuki, des Kawasaki puis des Yamaha alors qu&rsquo;il vend des Honda ! Mais pr\u00e9parer des machines comp\u00e9titives devient de plus en plus difficile et de plus en plus on\u00e9reux. Et la course, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la barri\u00e8re, lui donne de moins en moins de plaisir. \u00ab\u00a0Je c\u00f4toyais des gens qui pensaient \u00eatre \u00e0 un niveau o\u00f9 ils n&rsquo;\u00e9taient pas\u00a0\u00bb regrette-t-il.\u00a0\u00a0Il retrouve la motivation en 1974 lorsque son fils Jean-Louis se lance \u00e0 son tour dans la comp\u00e9tition. Voil\u00e0 la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de Guignabodet en piste. Jusqu&rsquo;\u00e0 ce que Jean-Louis devienne \u00e0 son tour patron d&rsquo;\u00e9curie et ce sera la saga du Championnat du monde d&rsquo;endurance. Sur des Honda cette fois.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6727&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb alignment=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6730&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb alignment=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb][vc_column_text]<\/p>\n<p><span style=\"font-size: 20px;\"><strong>Un film et un site pour en savoir plus sur Gilbert Guignabodet :\u00a0<\/strong><\/span><\/p>\n<p>L&rsquo;excellent site <a href=\"https:\/\/www.paddock-gp.com\/gilbert-guignabodet-un-grand-monsieur-nous-a-quittes\/\">www.paddock-gp.com\u00a0<\/a>et le non moins instructif livre <a href=\"http:\/\/www.moteurs-ydral.com\">Ydral ou l&rsquo;incroyable histoire du moteur d&rsquo;Anatole Lardy<\/a> \u00e9crit par la fille du constructeur Catherine-Sophie Bouillard \u00e0 qui nous devons aussi le film ici en ligne sur les courses \u00e0 Provins en 1958 avec en vedette la Lib\u00e9ria-Ydral car\u00e9n\u00e9e de Georges Agache et Gilbert Guignabodet.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text][vc_column_text]<\/p>\n<div style=\"width: 640px;\" class=\"wp-video\"><!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('video');<\/script><![endif]-->\n<video class=\"wp-video-shortcode\" id=\"video-6732-1\" width=\"640\" height=\"360\" preload=\"metadata\" controls=\"controls\"><source type=\"video\/mp4\" src=\"https:\/\/www.moto-collection.org\/83aHGyq6\/wp-content\/uploads\/Courses%20Provins%201958.mp4?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/www.moto-collection.org\/83aHGyq6\/wp-content\/uploads\/Courses%20Provins%201958.mp4\">https:\/\/www.moto-collection.org\/83aHGyq6\/wp-content\/uploads\/Courses%20Provins%201958.mp4<\/a><\/video><\/div>\n<p>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime;][vc_column_text] Gilbert Guignabodet nous a quitt\u00e9s brutalement le 7 f\u00e9vrier 2022. Il avait 87 ans. Qui mieux qu&rsquo;un de ses amis proches pouvait nous parler de cet homme qui fut l&rsquo;un des grands personnages de la moto ? Je laisse donc la plume \u00e0 Pierre Astier. [\/vc_column_text][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime;][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6731&Prime; img_size=\u00a0\u00bblarge\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_single_image image=\u00a0\u00bb6726&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb add_caption=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6729,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[12,2],"tags":[128,359,374,739,740,741],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6732"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6732"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6732\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6729"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6732"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6732"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.moto-collection.org\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6732"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}