Barigo
500 cm3 YB -1981
Les vrais débuts de la marque
Patrick Barigault pratique le motocross au début des années 70 et n'hésite pas à apporter des modifications à ses machines. Après avoir réalisé une première partie cycle pour un ami autour d'un moteur de Montesa 250, il est contracté par IMF pour confectionner une cinquantaine de cadres entre 1977 et 1978. Cette moto, munie d'un bloc de Honda 350 XL ne trouve pas beaucoup d'acheteurs à une époque où le deux temps est roi. Elle est ensuite construite à partir de 1979 par Otus, fabriquant marseillais surtout connu pour ses 50 et qui l'équipe de moteur Honda 500 XR ou XLS. En 1980, Patrick Barigault choisit de devenir constructeur à part entière et crée Barigo.
Partie cycle haut de gamme et moteur japonais
Pas de grandes séries en vue, mais une image forte tournée vers la compétition et la qualité. Le cadre simple berceau dédoublé sous le moteur reste similaire à celui de ses prédécesseuses, mais il choisit d'utiliser du tube 25CD4S, matériau de très haute qualité au standard aéronautique, à la place de tube Reynolds 531. Les châssis sont brasés pour éviter les contraintes thermiques de la soudure à l'arc. La brasure permet aussi une meilleure élasticité et résistance aux chocs. Le bras oscillant est en aluminium. Deux types de cadre différent existent, avec moteur de Honda 500 XR ou XLS (Barigo 500 HB), mécanique la plus moderne et performante de l'époque, ou avec le moteur de la Yamaha 500 XT (Barigo 500 YB), le plus répandu. Les équipements sont bien sûr de qualité, mais rien n'est figé pour cette construction à la demande du client : fourche Marzocchi, amortisseur Öhlins ou White Power, jante Akront, réservoir en aluminium ... Le tarif va de 4000 F pour un cadre et un bras oscillant à 15 000 F pour une partie cycle complète, au client de fournir le moteur. Une Yamaha 500 XT coûte 13 000 F en 1980. Enfin, la 500 HB peut être homologuée.
Le succès dans les rallyes-raid africains
Dans les années 80, le motocross en 4 temps reste un marché de niche, alors c'est grâce aux rallyes raids africains que la marque se fait connaître. En octobre 1981 Luc Duriez remporte le rallye de Tunisie avec un moteur de 500 XT kité en 570 cm3 par JPX, devant des habitués comme Merel sur Yamaha Sonauto et Auriol sur BMW. Cette même année, Grégoire Verhaeghe achète une Barigo 500 HB pour participer au Championnat de France d'enduro 4 temps qu'il termine deuxième. Il sympathise avec Patrick et devient "pilote officiel". Pour le Paris Dakar 1982, il remplace le réservoir, monte un bras oscillant renforcé et finit troisième avec un sac à dos pour assistance. À partir de 1984, les Barigo s'équipent de moteurs Rotax, permettant à la marque de devenir un ''vrai'' constructeur.
Moteur Yamaha-JPX monocylindre 4 temps refroidi par air - 499 cm3 (87 x 84 mm) - 32 ch à 6 500 tr/min - Simple ACT entraîné par chaîne et 2 soupapes par cylindre - Carburateur Mikuni ø 32 mm - Allumage par volant magnétique - Lubrification par carter sec - Boîte 5 vitesses - Embrayage multidisque en bain d'huile - Transmission finale par chaine - Cadre simple berceau tubulaire dédoublé sous le moteur - Fourche Marzocchi ø 40 mm, débattement 280 mm - Suspension arrière par bras oscillant et double amortisseur, débattement 300 mm - Freins av. et ar. à tambours, av. ø 140 mm, ar. ø 130 mm - Roue av. 21", ar 18'' - 125 kg - 140 km/h
Une des dernières Barigo à moteur de Yamaha 500 XT sortie en 1984, ici en version Enduro. Environ 50 exemplaires à moteur XT ont été construits entre 1980 et 1984.