Web Analytics Made Easy - StatCounter

les fiches


La plus grande encyclopédie en ligne
sur l'histoire mondiale de la moto


2000 fiches interactives avec photo,
historique et caractéristiques complètes de chaque moto.
(English version available).


Collection Moto Kawasaki 125 1982-1990
Kawasaki
125
AR
1982 - 1990

Moto Passion En Français
Collection Moto Honda 780 1986-1986
Honda
780
NXR Dakar / Cyril Neveu
1986 - 1986

Moto Passion En Français
Collection Moto DKW 500 1930-
DKW
500
JS Schüttoff
1930 -

Moto Passion En Français
Moto Passion English version
Collection Moto Honda 500 1977-1981
Honda
500
CX
1977 - 1981

Moto Passion En Français
Collection Moto Triumph 650 1955-1955
Triumph
650
Johnny Allen
1955 - 1955

Moto Passion En Français
Moto Passion English version
Collection Moto Zndapp 350 1938-1940
Zündapp
350
DS
1938 - 1940

Moto Passion En Français
Moto Passion English version
Collection Moto Jawa 350 1960-1968
Jawa
350
twin Grand Prix
1960 - 1968

Moto Passion En Français
Collection Moto Wanderer 200 1927-
Wanderer
200
Horizontal à soupapes culbutées
1927 -

Moto Passion En Français
Collection Moto Megola 640 1921-1925
Megola
640
Tourisme
1921 - 1925

Moto Passion En Français
Collection Moto Motobcane - Motoconfort 100 1929-1931
Motobécane - Motoconfort
100
B1 & B1 A (T1)
1929 - 1931

Moto Passion En Français
Collection Moto Cagiva 500 1988-1988
Cagiva
500
C 588 Grand Prix
1988 - 1988

Moto Passion En Français
Moto Passion English version
Collection Moto Morini 500 1979-1979
Morini
500
Camel pré production
1979 - 1979

Moto Passion En Français
Collection Moto La Mondiale 300 1923-1930
La Mondiale
300
Tourisme à selle
1923 - 1930

Moto Passion En Français
Moto Passion English version
Collection Moto Stock 200 1931-1933
Stock
200
Kardan
1931 - 1933

Moto Passion En Français
Collection Moto Sanglas 400 1966-1978
Sanglas
400
Electrico
1966 - 1978

Moto Passion En Français
Moto Passion English version

le blog


Motos et motards
au fil du temps


Un peu d'actualité rétro et quelques tranches d'histoire de la moto
avec une forte prédilection pour ce qui est curieux,
innovant ou inconnu.




Collection Moto AMC 250 – 1952-56 : L'espoir déçu

AMC 250 – 1952-56 : L'espoir déçu
En 1952 AMC présentait l'un des plus beaux moteurs français de son époque, un 250 cm3 à simple ACT qui sera utilisé par Alcyon, Automoto, Guiller, Gima, Guiller et Syphax.
Moto Collection  Lire l'article


Collection Moto  Yamaha GL 750-1971: la TZ 750 de route a failli exister

Yamaha GL 750-1971: la TZ 750 de route a failli exister
Salon de Tokyo 1971 : Yamaha va-t-il combler son retard face à Honda, Kawasaki et Suzuki avec sa formidable GL 750, soeur jumelle de la TZ 750.
Collection Moto Yamaha GL 750-1971: la TZ 750 de route a failli exister Lire l'article

Collection Moto  Scoot-Air : le scooter fou de Lefol

Scoot-Air : le scooter fou de Lefol
Construire en 1954 un scooter pliable et fort cher s'adressant exclusivement aux heureux possesseurs d'avion de tourisme ou de yachts ; tel fut le pari fort risqué, que prit Jacques Lefol avec son Scoot-Air.
Collection Moto Scoot-Air : le scooter fou de Lefol Lire l'article

Collection Moto  Tandem Derny: êtes-vous bi ?

Tandem Derny: êtes-vous bi ?
Surfant sur l’énorme succès des vélos tandem avec les congés payés en 1936, Derny s’écarte des vélodromes en présentant un tandem pour le tourisme qui s’affirme après-guerre comme le véhicule idéal pour des vacances sportives et familiales.
Collection Moto Tandem Derny: êtes-vous bi ? Lire l'article

Collection Moto  Norton Cosworth 1976-1988: Un si beau cauchemar

Norton Cosworth 1976-1988: Un si beau cauchemar
Norton n'a pas le sou, Cosworth n'a pas le temps et le fameux moteur prévu pour 1973 n'apparaît qu'en 1975. Il n'obtiendra son unique victoire qu'à Daytona en 1988 avec la Norton Quantel.
Collection Moto Norton Cosworth 1976-1988: Un si beau cauchemar Lire l'article

Collection Moto  Norton 1972-1975: En attendant le Cosworth

Norton 1972-1975: En attendant le Cosworth
1972: Norton revient à la compétition avec des versions très spéciales de ses 750 Commando qui vont faire des miracles en attendant le moteur Cosworth commandé au sorcier de la Formule 1.
Collection Moto Norton 1972-1975: En attendant le Cosworth Lire l'article

Collection Moto  Mobs et Solex pliables

Mobs et Solex pliables
Bientôt les vacances alors quoi de mieux qu’un cyclo pliable à ranger dans son coffre de voiture. Voici les tentatives de nos plus grands constructeurs: Motobécane, Vélosolosex et Cazenave…
Collection Moto Mobs et Solex pliables Lire l'article

Collection Moto  Motobécane 350 L4C 1953-60: Le twin en tandem

Motobécane 350 L4C 1953-60: Le twin en tandem
À peine sa brillante 350 V4C est-elle refusée, début 1948, par la direction tatillonne de la firme de Pantin, qu'Éric Jaulmes lance un nouveau projet de bicylindre en tandem vraiment original, la 250 L3C d’où découlera la 350 L4C produite de 1954 à 1960.
Collection Moto Motobécane 350 L4C 1953-60: Le twin en tandem Lire l'article



AMC 250 – 1952-56 : L'espoir déçu

Cliquez pour lire l'article

Les tentatives des constructeurs de motos français de monter en cylindrée n’ont décidément pas eu de chance. Fort de ses succès mérités en 125/175 cm3 avec ses moteurs quatre temps culbutés, AMC, les Ateliers Mécaniques du Centre à Clermont-Ferrand, lancent en 1952 un très moderne 250 cm3 à ACT entraîné par chaîne. Nos marques nationales sont enthousiastes. Hélas, l’AMC 250 manque de mise au point, coute fort cher et arrive bien mal dans un marché en pleine dégringolade.

Les historiques et caractéristiques techniques de la plupart des motos équipées du 250 AMC sont accessibles en cliquant sur les liens en bleu

Photos  & archives F-M Dumas/moto-collection.org sauf mention contraire

Un bloc massif et très moderne avec un simple ACT entrainé par chaîne. Il développe la puissance alors fort honnête de 15 ch à 6000 tr/min

AMC, les Ateliers Mécaniques du Centre spécialisés au départ dans les machines-outils, sont créés avant-guerre par Louis et Henri Chartoire. Ils lancent leurs premiers moteurs de motos 125 cm3 quatre temps culbutés en 1942 et leur plus grosse cylindrée, la 250 qui nous occupe aujourd‘hui, est présentée au salon de Paris en 1952 . De 1942 à leur fin d’activité en 1959, AMC motorisera près de 10?000 motos, vélomoteurs et scooters.

Conçus et fabriqués dans le Puy-de-Dôme, 9 rue Agrippa d'Aubigné à Clermont-Ferrand, les moteurs AMC quatre temps 125?150 et 175 cm3 ont vite acquis une belle réputation et ont été utilisés par 17 marques, en France bien sûr, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Grande-Bretagne. Dopé par ce succès les frères Chartoire assistés par Gilbert, fils de Louis, qui prendra d’ailleurs une part active au développement du cette nouveauté, décident de passer à la cylindrée supérieure avec ce moderne 250 cm3 à simple ACT à chaîne. Il arrive malheureusement trop tard sur le marché, fin 1952, au moment où tous les petits constructeurs assembleurs commencent à avoir bien du mal à joindre les deux bouts et ceux qui verront dans ce moteur une planche de salut le paieront chèrement à commencer par AMC.

Un si beau brouillon

Le massif bloc-moteur 250 AMC peut aisément passer pour un 500 et, visuellement, cette stature est plus qu’appréciée par le marché. On chuchote d’ailleurs qu’AMC en projette une version 350 cm3. Rançon de sa taille, il est lourd pour un 250 cm3 et pèse 48 kg à sec. Une plus longue mise au point en aurait sans doute fait une excellente mécanique, mais en l’état le 250 a quelques faiblesses, il vibre aux moyens régimes, manque de souplesse et ne révèle son caractère qu’au-dessus de 4500 tr/min. Il est aussi assez bruyant et révèle plusieurs défauts qui ne seront jamais corrigés, dont une commande d’embrayage trop dure, un kick qui attaque à mi-course et une pompe à huile qui n’est plus entraînée lorsqu’on débraye. Passage au point mort obligatoire aux feux rouges !

Il a pourtant évolué depuis le prototype de 1952. La dynamo entraînée par chaîne derrière le cylindre a été remplacée par un volant dynamo Morel en bout de vilebrequin et la commande des soupapes par poussoirs et patins sur l'ACT sera vite remplacés par des rouleaux.

DS Malterre a adopté sur sa 250 sa fameuse suspension à progressivité variable développée sur sa 175 course pour le Bol d'Or. Le dessin, emprunté à Moto Revue, en explique bien le fonctionnement qui amène un amortissement de plus en plus raide au fur et à mesure de l'enfoncement et un débattement, inconnu à l'époque, de 140 mm.

Pas solide le 250 AMC ?

Pas si fragile quoiqu’on en dise le 250 AMC, car dans les quatre premiers mois de 1956 alors que les derniers contingents français vont quitter l’Indochine, David Williams et Bernard Colomb reliaient Saigon à Paris sur deux Guiller 250 chargées de 120 kg de bagages. L’aventure se termine le 21 avril à Téhéran faute de pouvoir y trouver une roue arrière de rechange et les deux compères rentrent à Paris par avion, mais ils ont traversé sans autre ennui moteur d’un linguet d’embrayage cassé, le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande et la Malaisie. Le trajet via la Birmanie a du être abandonné car il n’y a plus de routes depuis la guerre. Après un saut en avion jusqu’en Inde, à Calcutta, les deux Guiller 250, passent par Benares, New Delhi où ils cassent justement leur linguet qui leur est renvoyé par AMC et qu’ils reçoivent 6 jours plus tard. Ils partent à l’assaut du Tibet à plus de 3000 mètres, dans la neige et la boue, et arrivent au Pakistan. Si les moteurs ronronnent sagement, les parties cycle n’apprécient que modérément la piste, les cailloux et la tôle ondulée. Le cadre de David se fend vers Téhéran tandis que Bernard doit rerayonner sa roue arrière après de multiples crevaisons.

 

 

Chères, chères, les 250 à moteur AMC en 1955

Chères, chères, les 250 à moteur AMC et la vie est encore bien difficile au milieu des années 50. Jugez-en sur quelques chiffres pour 1955. Le Smic mensuel est de 20?700 F, la 2CV vaut 465?100 F, un 50 cm3 aux alentours de 50?000 F et les 125 cm3 de 100 à 190?000 F. En gros cubes, il faut débourser 316?000 F pour une Triumph 500 Speed Twin, 259?000 F pour la Terrot 500 RGST et 211?000 pour la nouvelle 250 OSSD ; la placide Motobécane 350 L4 est à 239?000 F et la Peugeot 250 deux temps bicylindre à 214?000 F. Dure concurrence pour les 250 AMC "offertes" par ordre de prix décroissant à 266?500 F pour l’Alcyon, 258?500 à 260?500 en version standard ou sport pour la DS Malterre, 259 pour l’Automoto, 255 pour la Gima et 250?000 pour la Guiller.

Influenceur de concepts

Pas facile de se faire une place et de créer une personnalité dans le marché foisonnant des petits constructeurs des années 50. Tous ont les mêmes fournisseurs, moteur Ydral ou AMC, réservoirs de chez Mottaz, freins Ideal, Saperli ou les chers Collignon, poignées Saker et selles Aurora. Contraints par cette homogénéité forcée, chaque marque rivalise d’inventivité pour se différencier sur ce qui leur reste, les cadres et leurs suspensions. Admirez donc tout particulièrement la suspension arrière semi-oscillante à flexibilité variable de la DS Malterre et le somptueux cadre coque en aluminium du prototype AGF.

Celles qui ne furent pas produites

L'AGF 250 de 1953, ici présentée par le regretté André Kiéné, est restée à l'état de prototype. Son habillage très enveloppant est l'un des plus réussis dans ce genre qui faisait alors, fureur. Toute la partie arrière est constituée d'une coque en fonderie d'alu qui se sépare longitudinalement en deux parties et qui intègre feux et plaque arrière. Le réservoir se prolonge par le phare avec une console regroupant voyant de point mort, compteur et compte-tours. La suspension avant, ici croquée par Gedo, fait travailler deux blocs de caoutchouc en compression.

Les 6 marques qui commercialisent le 250 AMC

On dénombre plus d’une quinzaine de marques ayant utilisé les 125/150 et 175 AMC. Belle réussite et le 250 aurait bien aimé avoir le même succès, mais si beaucoup l’envisagèrent, cinq seulement passèrent à l’acte, principalement les marques auvergnates voisines. Les premières 250 sont présentées au salon d’octobre 1952 par Guiller Frères avec une suspension arrière oscillante et DS Malterre qui a encore à ce salon une suspension arrière coulissante. Le moteur en disponible en mai 1953 et on le verra chez Gima, la marque auvergnate de Chamalières qui se regroupera avec Favor de Clermont-Ferrand en 1955 et qui ne vendra dit-on que 30 AMC 250 en un an ! Ce moteur est aussi choisi en 1953 par Automoto, une autre marque stéphanoise, Alcyon (et sa sous-marque La Française) avec les types 39 puis B2 et par la marque nantaise Syphax. AGF et Favor dévoilées aux salons de Paris en 1953 et 54 restèrent à l’état de projet tout comme le DMW britannique.

En 1953 est célébré le mariage de mademoiselle Levron fille du constructeur nantais des motos Syphax et de Gilbert Chartoire. Leur premier bébé sera, bien évidemment, une Syphax 250 AMC Elle est présentée au salon de Paris 1953, magnifiquement parée d’une robe en chrome et laque, noire, blanche ou bleu métallisé.  Le seul exemplaire survivant connu est exposé au musée Baster à Riom.

L'Alcyon type 39 produite de depuis octobre 1953 est remplacée au salon de 1955 par la 250 B2 qui en diffère principalement par sa fourche avant à roue poussée.


Vous aimez la moto et les belles et rares mécaniques ?
Moto-collection.org en retrace toute l'histoire
avec une étude exhaustive de près de 500 marques et 2000 modèles dans les fiches,
un blog pour des articles approfondis sur les réalisations les plus extraordinaires
et les grandes manifestations de motos anciennes,
des présentations des derniers livres parus en français sur notre passion,
et une liste des musées et des clubs les plus importants.

Bonne lecture et bonne route
François-Marie Dumas
info@moto-collection.org


www.moto-collection.org

Attention, moto-collection.org ne propose pas de motos à la vente, ni neuve ni d'occasion
et vous n'y souscrirez pas non plus d'assurance.
Nous dissèquons pour vous toutes les motos qui constituent la collection idéale.