Flandria
50 cm3 La Parisienne type 4065 - 1963
L'américanisme à son apogée !
Louis Claeys fabrique sa première bicyclette à Zedelgem en Belgique en 1896. Aimé Claeys, qui lui succède, planifie des vélomoteurs dès 1933, mais les premiers cyclomoteurs de la marque ne sortent pourtant qu'en 1951 avec d'ailleurs un énorme succès. Flandria s'adonne aussi à la moto, mais, clash chez les Claeys, les deux frères se séparent en 1956. Rémi conserve la fabrique de tubes de Lichtervelde et l'usine Superia jusqu'alors spécialisée dans la bicyclette, qui lance dès 1957 ses cyclomoteurs animés par des moteurs allemands Sachs. Trois ans plus tard, il y aura treize modèles au catalogue. Côté Flandria, les trois usines (dont une en France) sont désormais sous l'égide du seul Aimé Claeys, qui se concentre sur le 50 cm3 à partir de 1957, en particulier avec des cycloscooters à moteurs maison.
Toutes les folies des belles Américaines en 50 cm3
La gamme s'agrandit et s'enrichit en 1961 de l'exubérante Parisienne à roues de 14 pouces et du King, similaire, mais à pneus de 21 pouces spécialement construits dans l'usine française de la firme à Warneton. Il y aura aussi un modèle Impérial de 75 cm3. Ces Américaines sur deux roues seront vendues aux Pays-Bas sous label Avaros et, comme si ses lignes torturées ne lui suffisaient pas, on verra même deux versions de la Parisienne affublées d'une troisième roue : un modèle avec une roue rajoutée à droite façon side-car et un autre avec deux roues arrière encadrant un fauteuil entre leurs grandes ailes. Une belle Parisienne se vend aujourd'hui fort cher sur le marché de la collection, et elle n'était déjà pas donnée en 1962 : 1285 F en France, contre 712 F pour un Peugeot BB 104 ou 833 F pour la cossue Mobylette AV 89.
Supéria double la mise
Pour ne pas être en reste Supéria, le frère fâché, produit en 1968 deux cycloscooters concurrençant la Parisienne et avec des lignes tout aussi torturées, le Jet à roues de 3,00 x 14 pouces et moteur Sachs de 47 cm3 pèse 70 kg et l'Aristocrat avec garde-boue avant moins enveloppant et des pneus, bicolores of course, de 2,50 x 21''. Les deux sont animés par des moteurs Sachs à refroidissement forcé et 3 vitesses en 2,4 ou 4,3 ch et avec pédales.
Bloc-moteur Flandria monocylindre 2 temps refroidi par air forcé - 49 cm3 (39,5 x 40 mm) - 3,35 ch - carburateur Bing - Graissage par mélange - Allumage par volant magnétique Bosch - 4 vitesses commandées par poignée tournante - Démarrage par pédales - Transmission vélo et moteur par chaîne unique - Freins à tambour av et ar ø 120 mm - Suspension av. à roue poussée, ar. oscillante, amortisseurs hydrauliques - Pneus 3,00 x 14'' env. 65 kg - 45 km/h
La Parisienne de Flandria est l'aboutissement de tout un style et l'image d'une époque fortement influencée par l'Amérique et ses automobiles. En vignette, le prospectus des versions bataves Avaros à trois roues qui n'ont certainement pas été produites à beaucoup d'exemplaires.