Koch
350 ACT 1936
Des arbres à cames en tête ou rien
Difficile quand on parle de motos tchèques de passer à côté de Jaroslav Frantisek Koch. Né en 1893, il conçoit sa première moto en 1923. La JFK, puisque c'est son nom, est une 350 à arbre à came en tête dont les difficultés de fabrication n'aident pas la diffusion. En 1926, embauché par Breitfeld et Danek, il crée la
BD 500 à moteur double arbre à cames en tête,
qui devient la Praga à partir de 1929. La production s'arrête en 1933 et Koch reprend son indépendance.
Opportunité manquée avec CZ
Il dessine alors une 350 à simple arbre à came en tête qu'il installe dans un cadre double berceau en tubes boulonnés de Praga 500 modifié ne pesant que 11 kg. Moteur et boîte de vitesse à 4 rapports sont traités en bloc et la distribution par arbre et couple conique est sur côté droit du cylindre à l'image d'une
Norton 500 CS1. Elle reprend les côtes de la première JFK (74.5 x 80 mm) et annonce 21 chevaux à 6500 tr/min. L'huile est stockée dans les carter avec une excroissance et le bouchon de remplissage à l'avant. La transmission primaire par chaîne double et l'embrayage multidisque baigne dans l'huile. Le double échappement relevé ajoute une touche de sportivité. Les premiers essais opérationnels se font mi 1934 et la présentation dans la presse en septembre sous la marque Koch. À la recherche d'une usine pour la produire, Koch propose son projet en 1934 à CZ, qui l'embauche par la même occasion à l'automne. Il y restera jusqu'à sa retraite, après une petite excursion chez Jawa de 1942 à 1945. Le moteur est alors installé dans le cadre en tôle emboutie qui va servir aussi à la future
250 CZ deux temps et la moto est exposée à la foire du Printemps de Prague en 1935 sur le stand CZ. Il est prévu d'en fabriquer 250 en 1935, mais la production de la 175 présentée au même moment, véritable succès, accapare toutes les capacités de l'usine et la 350 ne sera finalement jamais construite.
Dernier prototype à la pointe de la modernité
Tout en continuant à travailler chez CZ, Koch reprend le développement à son compte avec l'aide de l'usine et présente le nouveau prototype, ici photographié, sous la marque Koch en 1936. La partie cycle est complètement différente et très moderne pour l'époque. C'est toujours un double berceau, mais les tubes ne sont plus boulonnés et surtout, il y a une suspension avant par fourche télescopique inversée et amortisseur hydraulique et une suspension arrière coulissante, elle aussi à amortisseur hydraulique. Les freins ne sont pas en reste avec deux gros tambours de 200 mm. Une fois de plus, la Koch 350 de 1936 demeurera à l'état de prototype.
Moteur monocylindre 4 temps refroidi par air - 349 cm3 (74,5 x 80 mm) - 21 ch à 6 500 tr/min - Simple entraîné par arbre et couple conique, 2 soupapes par cylindre - Lubrification par carter sec - Boîte 4 vitesses - Allumage par magnéto - Embrayage multidisque en bain d'huile - Transmission finale par chaîne - Cadre double berceau tubulaire - Fourche télescopique inversée à amortisseur hydraulique - Suspension arrière coulissante à amortisseur hydraulique - Freins av. et ar. à tambour à moyeu central Ø 200 mm - Pneus av. 100/90 x 18 ou 3,00 x 19" - 142 kg - 115 km/h
Prototype de la Koch 350 dans sa dernière version de 1936 avec son style très moderne et ses suspension avant et arrière digne des années 50