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 Mitsubishi - 200 Silver Pigeon C76
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Mitsubishi Silver Pigeon C76 motocyclette motorrad motorcycle vintage classic classique scooter roller moto scooter
Photo ou archives : François-Marie Dumas
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Cylindrée : 200
Modèle : Silver Pigeon C76
Production : 1957 - 1960
Catégorie : R (Route)

Mitsubishi
200 cm3 C76 Silver Pigeon - 1957
Un oiseau qui cache bien son jeu

Après des débuts très inspirés par la production américaine, Mitsubishi habille ses scooters Silver Pigeon à la mode italienne tout en gardant ses propres techniques. La grande nouveauté de l'année 1953 est la fin de l'inspiration 100 % américaine au profit d'une indéniable influence de l'Italie. Avec le Mitsubishi C 26 de cette année-là apparaît ainsi un style plus qu'inspiré par les Lambretta LC sortis en 1950, tout comme la partie cycle qui abandonne la fourche télescopique des premiers modèles pour un système à roue tirée semblable à celui de l'Italien. 

La ressemblance s'arrête là
Ne vous méprenez pas, seul le style est copié car les mécaniques n'ont rien à voir tant pour le moteur que pour la partie cycle. Le Lambretta LC puis les LD, qui prennent la suite des types A à F, sont, comme eux, animé par un deux temps avec un bloc-moteur - transmission oscillant contrôlé par barre de torsion, une transmission par arbre totalement enclose et une boîte trois vitesses commandée par poignée tournante. Le Mitsubishi, lui, reste fidèle au gros quatre temps à soupapes latérales monté fixe dans le cadre avec son gros convertisseur très compact à deux poulies variables sur lequel s'articule une transmission secondaire. Car vous avez bien lu, le C26 offre aussi une suspension arrière oscillante où la transmission secondaire par chaîne est la seule à suivre les mouvements de la transmission comme sur une moto. Une disposition qu'on regrette bien de ne plus voir sur les scooters actuels (T-Max et Suzuki Burgman 650, BMW et Gilera/Aprilia 800/850 mis à part), car cela permettrait d’avoir une suspension arrière bien plus efficace en n'ayant plus à supporter le ballant du poids du moteur non suspendu.

Montée en gamme
L'occupation américaine a cessé cette même année 1953, le niveau de vie des Japonais remonte et Mitsubishi évolue rapidement avec de multiples variations sur la même base de C26 150 cm3 en 53, C57 de 200 cm3 en 54, C70, 125 cm3 à soupapes latérales de 3,6 ch 1955, C90 de 200 cm3 et 5,7 ch en 1956, C90 de 125 cm3 et 5 ch en 1957, puis C83 à soupapes culbutées cette fois en 1958 tandis que les C73 de 125 cm3 et C93 de 210 cm3 et 7 ch de la même année restent à soupapes latérales.
Ses ultimes versions quatre temps inaugurent ainsi en 1957 avec le 125 C 85 un moteur à soupapes culbutées qui promet un peu plus de nerf. Les scooters Mitsubishi Silver Pigeon arriveront à l'apogée de leur évolution avec les 175 cm3 C 110 et 210 cm3 C 23O présentés fin 1959 qui annoncent respectivement 8,5 et 11,5 ch et 88 et 95 km/h et se distinguent par une transmission secondaire par arbre intégré au bras oscillant à la suite, bien sûr, d'une transmission primaire confiée à un double variateur à courroie.

La course à l'armement est lancée
Entre ces deux grands du scooter nippon, c'est désormais à qui fera le plus gros et le plus sophistiqué et ils sont sans tarder suivis par quelques autres concurrents comme Honda et Yamaha qui vont laisser bien des plumes dans la bagarre.

Moteur monocylindre 4 temps refroidi par air forcé - 196 cm3 (65 x 58 mm) - 5,7 ch/4800 tr/min - 0,98 kgm/3500 tr/min - Distribution par soupapes latérales - Double variateur à courroie - Transmission finale par chaîne - Démarrage au kick - L/l/h : 1890/715/955 mm - Empattement : 1360 mm - Cadre tubulaire, carrosserie en tôle d'acier - Suspension avant à biellettes et roue poussée, ar. oscillante - Pneus 4,00 x 8 " - Freins av. et ar. à tambour - 120 kg - 70 km/h.

L'esthétique du Mitsubishi C-76 est clairement inspirée par les Lambretta SD, mais sa mécanique est toute différente en quatre temps et avec un variateur.




Chambrier Père et Fils
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