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 Koehler Escoffier - 500 Ch. de F. Marcel Chateau
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Koehler Escoffier Ch. de F. Marcel Chateau motocyclette motorrad motorcycle vintage classic classique scooter roller moto scooter
Photo ou archives : F-M. Dumas
1607

Cylindrée : 500
Modèle : Ch. de F. Marcel Chateau
Production : 1930 -
Catégorie : (R) Racing

Kœhler-Escoffier
500 Grand Prix 1930
Championne de France 1930


Née en 1912 de l'association d'un pilote fortuné et d'un mécanicien talentueux, la firme lyonnaise Kœhler-Escoffier connut immédiatement la gloire sportive avec une 500 bicylindre en V culbutée. La disparition prématurée de ses fondateurs entraîna la marque dans de durables difficultés matérielles et des changements répétés de dirigeants.

Raymond Guiguet à la barre
En 1927, cet ingénieur dirige seul Kœhler-Escoffier. Il a fait évoluer la bicylindre autant que la rigidité des carters le permettaient, mais la limite est atteinte avec la "Sport" qui développe jusqu'à 27 ch en course. Guiguet dessine donc un monocylindre à simple arbre à cames en tête. Les motos K50 qui le recevront ne sont ni plus rapides ni plus fiables que la bicylindre : l'usinage se fait sur des machines-outils vieilles et peu précises et, faute d'argent, Guiguet doit économiser sur les roulements à billes ou à aiguilles.

Un rachat salutaire pour Kœhler-Escoffier
En 1929, les règlements du Championnat de France changent : seules les motos entièrement françaises pourront le disputer. Monet-Goyon, qui utilisait des moteurs Villiers anglais ou Mag suisses, trouve la solution en rachetant Kœhler-Escoffier et en s'attachant les services de Raymond Guiguet. Avec des machines-outils précises et des moyens financiers suffisants, le pilote-ingénieur-onstructeur dérive de la K50 à double échappement deux motos de Grand Prix qui ne partagent plus guère avec elle que le cylindre. Pour ces motos de Grand Prix, tout tourne sur les billes et aiguilles, le vilebrequin spécial est fait dans les meilleurs aciers ; Comme pour la bicylindre en V le cylindre est décentré pour diminuer l'obliquité de la bielle au moment de l'explosion ; le graissage est à carter sec et la culasse simple échappement. La boîte Sturmey Archer à trois rapports est rebaptisée "La Madérienne", origine française oblige. Dès lors, les performances sont au rendez-vous et Marcel Château devient champion de France 1930 avec la moto présentée, mais il est vrai dans un championnat sans concurrence.

Monocylindre 4 t incliné - 499 cm3 (79 x 100 mm) - Env. 30 ch/5 800 tr/min - Simple ACT entraîné par arbre et coules coniques, ressorts de soupapes en épingles - Graissage à carter sec - Allumage magnéto - Boîte "La Macérienne" 3 rapports - Cadre simple berceau brasé - Fourche télescopique - Pneus Av et AR 3,00 x 21" - 162 km/h.

Pour le Championnat de France 1930, Kœhler-Escoffier dut se passer du sélecteur au pied car le fabricant anglais Sturmey-Archer ne voulut pas céder la licence de fabrication à un Français.




Le fichier Moto Passion réalisé par François-Marie Dumas réunit près de deux mille photos accompagnées d'un historique très complet des machines présentées.
Il sera progressivement mis à jour ici et toute information complémentaire est la bienvenue sur info@moto-collection.org.

Cette documentation unique, qui constitue sans doute l'encyclopédie la plus exhaustive jamais écrite sur l'histoire de la moto, a été réalisée avec l'assistance de nombreux spécialistes dont principalement Didier Ganneau, Christophe Gaime, Mick Woollett, Jean Goyard, Bernard Salvat, Christian Rey, Yves Campion, Helmut Krackowizer, Michael Dregni, Michel Montange, etc. que je remercie ici.

Disponible sur demande :
- Les fiches originales sur papier
- Les photos et archives signées de mon nom en haute définition ou les documents originaux.
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