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Moto Collection



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Photo ou archives Francois-Marie Dumas, texte Hugues Desceliers
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Cylindrée : 250 cm3
Modèle : Ala Verde
Production : 1959 - 1972
Catégorie : Moto Route

Aermacchi Harley Davidson 
250 cm3 Ala Verde 2e série - 1964
Le super sport à la portée de tous

Le monocylindre horizontal (enfin presque, puisqu'il est incliné de 10°) Aermacchi apparaît en 1955 sur la Chimera 175. Ce moteur, dessiné par Alfredo Bianchi, est porté à 250 cm3 dès 1957 avec les Chimera et Ala Azzura. Cette dernière est une version dénudée de la Chimera avec un nouveau cadre à suspension arrière conventionnelle. La moto sportive qui fera la réputation de Aermacchi sort au début de 1959, c'est l'Ala Verde. 

Une conception classique n'empêche pas de faire de grandes choses
Les différences entre tourisme et sport sont minimes, comme souvent pour les motos italiennes. L'Ala Verde a des guidons bracelets, une selle à dosseret et son sublime réservoir dont la partie avant plongeante permet d'adopter une position en limande optimisée. Le moteur est travaillé avec un taux de compression plus élevé, une soupape d'admission plus grosse et un carburateur Dell'Orto de 24 mm au lieu de 22 mm. L'Ala Verde annonce 16 ch contre 13,7 ch pour l'Ala Azzura. Rien de révolutionnaire dans ce moteur longue course de conception classique avec une culasse en alliage léger, un cylindre en fonte et une distribution par tiges et culbuteurs. Il est bien né et la fabrication Aermacchi au standard aéronautique permet à la 250 de se classer parmi les sportives les plus redoutables de son temps et d'atteindre 140 km/h. La boîte à 4 rapports est commandée par un sélecteur double branche, un peu étonnant sur une telle moto. Enfin, le cadre simplissime est une poutre courbe de fort diamètre (60mm) partant de la colonne de direction. Le moteur y est suspendu et une structure arrière en tube fins supporte la selle, le bras oscillant et les amortisseurs à ressorts apparents dus comme la fourche à Ceriani. Les deux roues sont en 17" et deux gros freins Oldani de 180 mm se chargent d'arrêter la machine qui ne pèse que 114 kg. Comme son nom ne l'indique pas, l'Ala Verde est rouge avec des flancs de réservoir blanc et la finition est irréprochable. Elle est importée en France à partir de 1960 par les établissements Borie qui l'affichent à 3350 F au salon 1960. La concurrence est particulièrement rare en France en ce début des années 60. Une Royal Enfield 250 Crusader Sport développant 17ch, mais pesant 138 kg vaut 3650 F, et une Morini 175 Settebello, pas dans la même cylindrée, mais avec un positionnement identique, coûte 3600 F.

Pas besoin d'en faire plus
La base est bonne et elle va faire le bonheur des apprentis pilotes dans les courses de machines de série dans sa version Ala d'Oro en 175 puis 250 et même 350 cm3. L'Ala Verde évolue par petites touches au fil des ans, mais sans modifications d'ampleur durant ses 13 années de vie. En 1963, un petit tube renforce la boucle arrière du cadre et des versions 4 ou 5 vitesses sont disponibles, cette dernière restant la seule à partir de 1968. La fiche technique en 1967 annonce 18 ch au lieu de 16, sans indication sur ce qui a pu changer dans le moteur. Optimisme italien pour répondre à la concurrence ? Les roues passent en 18", ce qui permet d'augmenter la garde au sol. Enfin l'Ala Verde est revue un peu plus en profondeur pour 1970 avec une roue avant en 19", l'arrière restant en 18", un nouvel arbre à cames et un nouvel embrayage, un tube d'échappement différent et un circuit électrique modifié. Esthétiquement, le réservoir est barré d'une ligne grise, couleur adoptée également pour les garde-boue et le phare. La production s'arrête en 1972.

Fiche technique des modèle de 1959 à 1967 :
Moteur monocylindre 4 temps horizontal refroidi par air - 246,2 cm3 (66 x 72 mm) - 16 ch à 6 500 tr/min - 2 soupapes commandées par tiges et culbuteurs - Carburateur Dell'Orto UB24BS2 - Allumage batterie-bobine - Lubrification forcée avec double pompe d'envoi et de retour - Boite 4 vitesses, 5 en option à partir de 1963, puis de série en 1968 - Embrayage multidisque dans l'huile - Transmission primaire par engrenages, secondaire par chaîne - Cadre monopoutre tubulaire en acier avec moteur suspendu - Fourche télescopique hydraulique Ceriani - Suspension arrière par bras oscillant à doubles amortisseurs Ceriani - Freins avant et arrière Oldani à tambour simple came ø 180 mm - Pneus AV 2.50 x 17", AR 3.00 x 17" - 114 kg - 140 km/h.

L'Aermacchi 250 Ala Verde était le rêve de tous les sportifs au début des années 60 et ce fut la deuxième moto de FMD, mais la version de 1964 2e série en photo est l'une des très nombreuses Aermacchi du pape de la marque, Alain Nibart. 






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François-Marie Dumas - info@moto-collection.org

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