Bianchi
500 cm3 W Freccia Azzura préparée course - 1935
Supersport italiennes des années 30
Début des années 30, Bianchi a dans sa gamme des 250 et 350 auréolée de succès, mais plus de 500 depuis l'arrêt de la production de la
Bianchi 500 A en 1923. La 500 Freccia Azzura présentée au XIV salon de Milan en janvier 1933 en version Turismo (photo en haut à gauche) , est donc un retour aux grosses cylindrées. Elle est conçue par Mario Baldi à qui nous devons la
350 Freccia Celeste à double arbre à cames en tête en 1924.
Un faux arbre à cames en tête
La Freccia Azzura ne dispose que d'une distribution à tiges et culbuteurs, même si le passage des tiges dans un tube sur le côté droit peut donner l'illusion d'un arbre à cames en tête. C'est un longue course avec un cylindre et une culasse en fonte et des ressorts de soupape en épingle. Elle cède à la mode des années 30 avec ses doubles échappements. L'huile est stockée dans la proéminence du carter à l'avant. La circulation s'effectue via une pompe à engrenage et revient par gravité dans le réservoir. Le cadre interrompu sous le moteur est on ne peut plus classique lui aussi et la moto est noire avec un réservoir chromé. Un an plus tard sort une version Gran Sport reconnaissable à ses doubles échappements relevés. Elle a une boîte de vitesses différente, des roues plus grandes, des pneus plus fins (3,25 x 20 au lieu 3,5 x 19) et une puissance et vitesse de pointe supérieure (25ch et 130 km/h au lieu de 20ch et 120 km/h). Normale et Gran Sport évoluent de concert. Elles sont disponibles en 1936 avec ou sans suspension arrière coulissante, et le cadre rigide disparaît en 1938.
Succès commercial
Vendue à un excellent rapport qualité prix, elle offre de bonnes performances. Sa production se poursuit jusqu'en 1939 pour un total d'environ 3000 unités, bien aidé par le réseau de distribution le plus développé du pays et aussi par une décision politique qui supprime le permis de conduire pour toutes les motos en Italie pour encourager la motorisation de masse ! Elle est affichée 5500 lires, c'est moins cher qu'une
Moto Guzzi 500 2VT à 5850 lires ou qu'une Gilera 500 Bitubo à 5900 lires et même moins chère qu'une Moto Guzzi Sport 15 à 5550 lires. Cette dernière est un peu moins sportive, mais détient le record de nombres d'exemplaires vendus dans les années 30 avec 6000 unités.
Une préparation de course plus que sérieuse
La version en photo est un exemple typique de ce que pouvait être une préparation sérieuse dans les années 30. Retrouvé dans un piteux état dans le sud de la France, il n'a pas été possible jusqu'à maintenant d'en retracer l'histoire. Probablement utilisée dans des courses d'endurance - comme tend à l'indiquer l'excroissance sur le réservoir pour en augmenter la capacité, le moteur n'est pas en reste. Par rapport à un modèle de série, elle est équipée d'un piston haute compression, d'un arbre à cames différent, de soupapes plus grosses et même les échappements relevés sont spécifiques. Leur passage condamne d'ailleurs l'ouverture du coffre à outils sur le côté droit. Le préparateur a aussi cherché à alléger la moto avec des garde-boues en aluminium et plusieurs accessoires percés de multiples trous. Les roues sont en 19'' et pour parer à tout problème, la machine dispose d'un petit extincteur fixé sous la selle à gauche.
Moteur monocylindre 4 temps refroidi par air - 496 cm3 (82 x 94 mm) - 25 ch à 5000 tr/min pour le modèle de série - Distribution par tiges et culbuteurs - Allumage magnéto - Lubrification à carter sec et pompe à engrenages - Boîte 4 vitesses - Embrayage multidisque à sec - Transmission finale par chaîne - Cadre simple berceau tubulaire interrompu - Fourche à parallélogramme à ressort centrale - Freins av. et ar. à tambours ø 200 mm - Pneus av. et ar. 3,25 x 19" - 160 kg - 145 km/h.
Préparation d'époque de haut niveau sur cette Bianchi 500 Freccia Azzura, qui, contrairement aux informations qui circulent sur internet, n'a jamais appartenu au coureur français Dalmasso. En vignette en haut à gauche la Bianchi 500 W Freccia Azzura de 1934.