Follis
250 cm3 Folilo - 1954
Le petit constructeur voit grand
Follis commence à fabriquer des deux roues en 1951. Les débuts se font avec des cyclomoteurs, mais la marque monte bien vite en gamme pour devenir rapidement la plus grosse des petites marques. Un prototype à moteur JLO 250 cm3 bicylindre deux temps est présenté dans le Moto Revue spécial salon d'octobre 1953, mais, dans le compte rendu du salon deux semaines plus tard, il n'en est plus question et une 250 équipée d'un AMC le remplace.
Un petit tour et puis s'en va
La 250 à moteur JLO refait surface au salon de 1954 et Moto Revue écrit : ''notons de nouveau un prototype de 250 twin à bloc moteur JLO, espérons que cette fois-ci la commercialisation aura lieu, à moins que le 250 JLO ne soit remplacé par un 250 NSU Max, ce qui, d'après certains, n'est pas impossible''. En fait, la production des deux modèles débute après le salon sous les noms Folilo (abréviation de Follix et ILO) et FAX (Follis et Max). Dès le salon 1955, la Folilo est remplacée par la 250 M60 LYS, toujours avec un JLO mais doté d'une fourche Earles. Nous n'avons pas trouvé de tarif pour la Folilo, mais pour 1956, les Follis sont plutôt dans la fourchette haute : la M60 LYS est vendu 250 000 F et la FAX 290 000 F. La
250 Alcyon à moteur AMC est à 256 000 F, la
Terrot OSSD à 211 000 F et une
Peugeot TC 256 à 219 000F. Au salon suivant, en octobre 1956, seul la FAX est encore listée.
Présentée au plus mauvais moment
Avant la débâcle généralisée de la fin des années 50, 1954 et 1955 sont des années records pour Follis avec plus de 4000 vélomoteurs et 800 motos vendus. Parmi ces dernières, les 175 se tirent la part du lion. Sorties en toute fin d'année, les 250 se vendent néanmoins à 42 exemplaires en 1954. Le total n'est que de 70 en 1955 et 39 en 1956, avant de tomber à 13 en 1957, le temps d'écouler les invendus de l'année précédente. La répartition entre Folilo, FAX ou M60 LYS n'est pas connue.
Un moteur pas courant en France
Le bicylindre 250 JLO ne semble pas avoir été utilisé par une autre marque en France. Les rares constructeurs ayant tenté d'aller au delà de 175 cm3 dans les années 50 l'on fait, soit avec des moteurs maison (Terrot, Jonghi, René Gillet, Peugeot
) soit avec des blocs AMC. Il a bien sûr eu plus de succès en Allemagne ou en Belgique où il est monté entre autres sur la
FN 250 M22
Moteur bicylindre 2 temps refroidi par air - 246 cm3 (52 x 58 mm) - 15,1 chevaux à 6000 tr/min - Allumage par batterie bobine - Lubrification par mélange - Boîte 4 vitesses - Embrayage multidisque - Transmission finale par chaîne - Cadre double berceau tubulaire - Fourche avant télescopique - Suspension arrière par bras oscillant et double amortisseur - Freins av. et ar. à tambours - Pneus av. et ar. 3,50 x 19" - 140 kg - 100 km/h
La Follis 250 Folilo, une moto produite pendant un an, à quelques dizaines d'exemplaires tout au plus et particulièrement rare aujourd'hui.