6e Montlhéry Vintage Revival : 60 photos du paradis !

On croyait que ce n’était pas possible, et bien si, et ils l’ont fait. Cette 6e édition du Vintage Revival à Montlhéry était encore plus fantastique que celles qui l’ont précédé. Faut dire que, Covid aidant, on l’avait attendu plus que de coutume. 280 automobiles plus étonnantes les unes que les autres et plus de 206 motos inscrites dont 95 d’avant 1919 et d’exception et sans compter toutes celles venues en visiteur. Les Allemands, les Suisses et, si, si, même les Anglais l’affirment , on a jamais vu ça ailleurs !

Cocorico et merci à Vincent Chamon, à Jean-Pierre Olayat et aux 97 bénévoles de l’équipe qui les aident à gérer l’affaire. Tout était parfait, du classement à l’entrée du parking, aux commissaires de piste ou à Igor Bietry, le remarquable speaker et une caractéristique constante, chez eux comme sur tous les participants et visiteurs, une banane inamovible ! de quoi attraper un coup de soleil sur les dents.

Comment raconter un tel amoncellement de machines extraordinaires ? Le mieux que je puisse faire est de vous en présenter un maximum de photos, et comme il n’est pas possible de faire à la fois une publication rapide, et des historiques complets de chaque machine, n’oubliez pas de vous reporter aux fiches et aux articles du blog où une grande partie de ces motos son disséquées. Pour les autres, un peu de patience, un bon nombre devrait sans tarder apparaître dans les fiches qui ne cessent de croître et de se perfectionner.

Un pilote britannique qui joue le jeu de la tenue d'époque sur sonAJS 350 H6 1927
AJS 500 K10-1927 à simple ACT
Une bien rare Alcyon 250 de 1924
… et une autre Alcyon cette fois de 1937 avec un beau moteur Zürcher culbuté
Seul Yesterdays motorcycle pouvait apporter un engin pareil, une B. Moullard à moteur Renaux d'environ 1900.
La BCR 500 IS de 1932 avec sa superbe suspension arrière oscillante.
La très Spéciale Bianchi 500 W de 1935 qui courut aux mains de Dalmasso.
Jean Caillou et sa BSA type K de 557 cm3 qui équipait l'armée française en 1917.
Le stand de la FFVE n'était pas en reste et deux de ses membres éminents y exposaient une Rudge et cette belle BSA 500 J35/12 de 1935.
Chater Lea 350 Super Sport de 1921 avec son indispensable pot Brooklands.
Et ma Chater Lea préférée, une Sport usine à simple ACT de 1926.
Envie d'une petite folie ? Ce Cyclotracteur de 1920 était à vendre.
Bien peu connue en France, une D-Rad 500 R10 de 1930.
Cheu nous, en 1929 on rêvait d'Amérique avec la Dollar 500 LSS
Cette DS Malterre 500 à moteur Chaise à ACT de 1928 fut la première moto de la marque à soupapes en tête.
Dernière 500 à transmission par courroie de Gnome & Rhône, la 500 type C de 1926.
Difficile de trouver une plus belle présentation que pour cette Harley de course semi culbutée des années 20.
L'ultime version de l'Harley Davidson 350 PeaShooter en 1930 et son pilote. Dommage, le carburateur est chinois !
Elle était déjà là au dernier Revival en 2019, mais on ne s'en lasse pas : Henderson 1000 E quatre cylindres de 1915.
On reste dans les belles américaines avec cette Indian board racer 1000 BTR de 1917.
Tout aussi rare, une Pope 1000 de 1915.
Belle classique anglaise : la Raleigh 500 de 1930.
Dans la bourse, limitée en taille, mais riche en contenu avec entre autres le stand de plus en plus imposant des Chambrier père et fils, on trouvait aussi quelques motos dont cette intéressante Rene Gillet 350 attelée.
Côté, Belge vieux, il fallait admirer cette Saroléa 500 de 1918 et sa nouvelle peinture due à Jean-Michel Spies.
… le 600 monotube de la même maison en 1935 côtoyait d'ailleurs sa version course.
La dernière trouvaille de Yesterdays, une Séron Sept de 180 cm3 à transmission à galet et made in Besançon, le pays de la mécanique de précision !
Les britanniques ont commis quelques beaux gros attelages avant 14, mais nul autre n'a, comme cette Zenith 830 Gradua de 1914, un réglage du variateur à courroie par déplacement de la roue arrière et un moteur décalé à droite pour laisser place à l'énorme renvoi-embrayage devant lui.
Cette Jack Sport parisienne de 1928 ex Fernand Venin nous est arrivée de Belgique réservoir nu…
… une lacune que Jean-Do, grand spécialiste des lettrages et autre décors a réparé sur le champ.
l'est quand même plus attirante comme ça, non ?
Le même Tom Pellegrims avait apporté sa La Mondiale 500 à moteur JAP KOR, la version racing, de 1929.
Les Moreau père et fils se hâtent lentement vers la grille de départ avec leur Magnat Debon 400 de 1912 à culasse détachable.
Une belle paire de Martin motorcycle des années 10 dues à Harry Martin à Croydon dans le Surrey.
Une des super stars britannique de l'avant 14 : Matchless 738 cm3 JAP à soupapes latérales de 1910.
Une des représentantes de la Confrérie des Vieux Clous et l'une des plus belles Maconnaise de son temps, la Monet Goyon 500 ALS5 de 1938.
Les Monotrace ne sont pas vraiment courants, et bien ici, il y en avait deux un de 1925, l'autre de 26 et tous deux animés par des 510 cm3 monocylindres.
Un petit tour en Suisse avec cette Moto Rêve 275 cm3 bicylindre type A de 1910.
Oh, un quatre roues ! et ce n'est pas une erreur car Neander fut aussi un grand producteur de motos. Ce beau racer qui ne pèse que 270 kg est animé par un Harley Knucklehead.
Une étonnante moto française, la New Impéria à cadre en aluminium et moteur AMC sortie en 1952.
Les débuts de l'Allemagne sur deux roues, représentés par cette NSU 211 cm3 de 1902.
Le très dynamique musée de Neckarsulm était entre autres représenté par cette NSU 500 SS Bullus de 1930.
Autre NSU sur le plateau, la Senior TT de 1914.
Restauration plus que soignée pour cette Peugeot 750 MT de 1917.
Le bel échantillonnage de motos américaine aurait été incomplet sans cette très belle Pierce 705 cm3 quatre cylindres de 1910 amenée par Yesterdays Motorcycles.

L’année Motosacoche

En voiture, comme en moto, une marque est spécialement mise à l’honneur au Vintage Revival. Pour les automobiles, c’était cette année BNC et pour les motos, on fêtait les Motosacoche, l’une des marques ayant eu par ses motos et surtout ses moteurs MAG l’une des plus grandes diffusions en Europe.

Rien ne pouvait mieux éclairer le fond de la grande tente Motosacoche que cette sublime affiche du premier modèle de la marque en 1900.
… et la même machine devant l'affiche avec cette particularité que cette type A est un invendu neuf de l'époque avec son emballage et sa notice !
Motosacoche, c'est aussi la course et elle nous l'ont bien démontré.

Non, ce n’est pas un collectionneur distrait qui a garé par erreur sa Brough Superior sous le chapiteau dédiée aux Motosacoche ! Après l’échec de sa 1000 V4 présentée au salon de Londres en 1927 et dont le développement fut abandonné, George Brough, qui veut sa quatre cylindres de haut de gamme, commissionne Bert Le Vack recordman multiple devenu ingénieur en chef chez Motosacoche, pour concevoir un nouveau projet de Brough Superior, la « Straight Four ». Ce sera ce quatre cylindres en ligne d’aspect très net. Les soupapes sont latérales et la transmission s’effectue par arbre et couple conique. La moto est présentée au salon de Londres de  1928 et le développement se poursuit avec quelques problèmes, en particulier de serrage des pistons arrière. Rien d’irrémédiable, mais malheureusement Bert Le Vack se tue lors d’un essai pour Motosacoche en 1931 et cette 900 ne sera jamais produite. Jusque dans les années 70 seul un moteur avec un carter explosé remplacé par un modèle en bois et la boîte de vitesses étaient conservés par la famille de George Brough.  Cette « base de restauration » a été revendue il y a quelques mois en Grande Bretagne à Wilcox Howard et la 900 Brough Superior Straight Four, pas encore totalement terminée, fait ici une de ses toutes premières réapparitions publiques depuis 1928.

Motosacoche 2C6TT 1913
Motosacoche 500 type 2C7-1914
Motosacoche 600 2C12-1925
Motosacoche 350 A35- ex Gaussorgues
Motosacoche 500 type 414-1930
Motosacoche 500 Jubilee 1932

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7 commentaires sur “6e Montlhéry Vintage Revival : 60 photos du paradis !

  1. François BOULAY dit :

    Mille merci pour toutes ces belles photos, où l’on peut enfin admirer la Bianchi d’Erik M. et la DS Malterre à moteur Chaise de Dominique A.

    A propos de cette dernière je ne suis toutefois pas en accord avec ton commentaire pour 2 raisons :
    – la machine est bien de 1928 et est de type C, elle est donc née avec un moteur 500 DS latéral. Elle est réputée pour avoir été équipée de son 500 Chaise en cours de carrière, mais pas au XXIème siècle comme certaines transformations qui fleurissent ces dernières années. Le moteur lui-même daterait de 1930 (à confirmer avec son numéro). La transformation est superbement réalisée, y compris au niveau du réservoir.
    – Selon mes informations les premiers moteurs culbutés homologués le sont en janvier 1929, avec le type FC, en 500. Le nouveau moteur est réalisé sur la base du moteur DS latéral dont on garde la boite posée à 3 vitesses, même si on a pu voir un JAP sur une machine de salon.

    Bien amicalement

  2. Jean Jacques BARRERE dit :

    Magnifique reportage ! quel plaisir de voir qu’il y a encore de vrais amateurs de motos anciennes, des gens sérieux et connaisseurs ce que toutes les revue actuelles tendent à nous faire oublier. Ici point de bober, de café racer, de « prépa » comme ils disent et autres aberrations en tout genre qui envahissent notre monde. Bravo aux organisateurs et à tous les participants et vive la moto ancienne, la vraie !

  3. Airy-Hugues MILLET dit :

    Tout simplement sublime cette édition!
    A noter derrière la New Imperia illustrée, la tout aussi peu commune « hellessen »!

  4. Paul Marx dit :

    Rhaaaa loverly

  5. Dru Barron dit :

    Merci pour cette merveilleuse collection de photos.
    Mon AJS etait acceptée mais, malheureusement je n’ai pas pu venir. En voyant votre rapport je le regrette profondément.

  6. Ben oui non seulement c’est un lieu farci de bécanes et autres véhicules rarissimes,
    mais généralement ils sont fonctionnels ! La démonstration de la pêche à la reprise
    de la 400 Magnat Debon, entre autres était impressionnante. Je n’ai vu aucune moto
    avec de la bande Velpeau sur le tube d’échappement, gage du bon goût qui règne.
    C’est un lieu où on fait de belles rencontres avec des participants de toute l’Europe,
    et on peut boire un coup de très bon blanc offert par Bernard Salvat avec FM Dumas.
    J’ai trouvé Jivaro qui venait pour la première fois et il m’a avoué être sur le cul
    devant la qualité du plateau.
    Il faut vraiment venir pour les deux jours. Tous nos remerciements aux bénévoles de l’organisation qui
    se font quelques fois rabrouer comme me l’a dit le frangin du président du club organisateur. Les
    bénévoles en tant que président (par défaut!) d’un club, ils sont trop vieux pour bien se reproduire
    et il faut en prendre soin…

  7. Sonina dit :

    Merci FMD ! Superbe ! Grace à toi, je regrette un peu moins de n’avoir pu y aller…