Guy Baster nous a quittés

Photo extraite de l'excellent interview publié sur Facebook par Classic Expert.

Bien triste nouvelle en ce matin du 30 avril, Guy Baster nous a quittés subitement cette nuit après un malaise cardiaque. Il avait 74 ans.

Collectionneur passionné depuis des décennies Guy avait réuni dans son musée de Riom,  qui commençait d’ailleurs à devenir trop petit, plus de 800 motos dont une fabuleuse série de belles américaines quatre cylindres, la seule quatre cylindres Train connue et bien bien d’autres sur plus de 2000 m3. Nous perdons un ami et l’un des piliers de la collection de la moto en France.

Toutes nos condoléances à sa famille et en particulier à son fils, Flavien Baster, qui, travaillait avec son père sur la collection et qui aura à coeur de continuer et développer ce qui est actuellement le plus grand musée français de la moto.

Je vous renvoie vers l‘excellent interview de Guy publié sur FaceBook par Classic Expert.

 

Photo extraite de l'excellent interview publié sur Facebook par Classic Expert. Bien triste nouvelle en ce matin du 30 avril, Guy Baster nous a quittés subitement cette nuit après un malaise cardiaque. Il avait 74 ans. Collectionneur passionné depuis des décennies Guy avait réuni dans son musée de Riom,  qui commençait d'ailleurs à devenir trop [...]

Avignon Motor Passion 2026

Avignon Motor Passion 2026: les motos y poussaient comme des champignons

Par Jérémie Delau-Soulepon

Avignon Motor Passion qui s’est tenu du 20 au 22. Mars fut, comme tous les ans, le grand rendez-vous mécanique pour les fans du sud. Il faut dire que, même si on n’y va que pour voir des motos , c’est un plaisir de passer dans tous les halls où les engins foisonnent, voitures bien sûr, mais aussi camions, tracteurs, engins militaires, tout le site du parc des expositions regorge de trouvailles, on pouvait même voir de vieilles machines à vapeur.

 

Le coin des motos, bien fourni, était le rendez-vous local des potes du sud, la grande question était de savoir d’où provenait cette éruption de champignons géants qui agrémentaient le stand principal.  Comme quoi il y a toujours moyen de surprendre, même si l’explication est tout à fait prosaïque : la fille de l’un des exposants utilise ces structures comme décors pour des fêtes diverses.

Autre gros sujet de discussion : une, semble-t-il authentique, Koehler-Escoffier entièrement cuivrée, façon tuyau d’arrivée d’eau chaude, qui gâchait son plaisir à François Chevallier qui exposait ses dessins et ses bronzes juste en face. Il voyait du crime de lèse-majesté dans ces reflets clinquants, mais les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, enfin presque pas.

La plus grosse expo était rassemblée par Alain Granier, connu pour son atelier Nostalgie Motors et sa passion des anciennes. Il avait réuni de quoi satisfaire les curieux les plus exigeants. Mais le coup de coeur de ce stand, c’était évidemment le trio de Nougier quatre cylindres, deux 500 et la 350 que Claude Caucal restaure et bichonne amoureusement. Voir ces trois machines rassemblées était émouvant, les trois chefs d’oeuvre du sorcier de Saint-Andiol, qui se montraient fièrement ensemble pour la première fois.

Outre les Nougier on pouvait voir une rare Norton Rotary à côté d’une 850 Commando JPN, la 250 Mach1s Ducati ex-Viura de 1966, la réplique de la 750 Honda du Bol d’or 1969, et les évocations de 500 de Grand Prix réalisées par  Michel Ducros. Il avait commencé par installer un moteur de 500 RDLC dans un cadre d’YZR 125, puis il est passé à des répliques des YZR 500 de GP.  Sa TZ 250 Olivier Jacques replica trônait à côté de la 500 Yamaha Sambiase, évoquant les machines du team Roberts des années 86/88. Avec la 500 RG de série améliorée par Jean Paul Lecointe et ses diverses Yamaha à cadre Chevallier ou Bimota, on avait presque une ligne de départ des GP d’autrefois.

Pour les amoureux d’italiennes hors normes, le club Rumi avait rassemblé une kyrielle de modèles donnant une idée du dynamisme et de l’éclectisme de cette marque dont la diffusion France fut freinée par leur coût autant que la grande crise qui toucha la moto à la fin des années 50.

Bref, il n’y a pas que sur le pont d’Avignon qu’on tourne tous en rond, au salon aussi et quel plaisir …

Les trois quatre cylindres de Jean Nougier (deux 500 et une 350) restaurées, voire reconstruites pour la 350, par Claude Caucal sont ici réunies pour la toute première fois depuis leur apparition en 1953.
La motoq qui fâche après celles qui enthousiasment, une Koehler Escoffier 500 Mandoline entièrement cuivrée.
Quoi de plus naturel en Avignon que de rendre hommage au coureur avignonnais Pierre Viura avec sa Ducati 250 mach 1s de 1966.
Une belle réplique de la Honda 750 qui remporta le premier Bor d'or du renouveau en 1969.
La 250 Motobi de Pierre Faure, président du MC2K. Vous admirerez son réservoir et, surtout, son sublime dosseret de selle en aluminium.
Une bien rare New Map 125 CAT 135 de 1950 à moteur AMC et fourche à parallélogramme en tôle emboutie. Elle était en tubes l'année d'avant et sera télescopique en 1951.
Présent dans toutes les expos, le très dynamique club Rumi exposait la quasi-totalité des modèles produits par la marque de Bergame.
On voit souvent des René Gillet bicylindre en V 750 ou 1000 cm3, mais la version économique de monocylindre de 350 cm3 est beaucoup plus rare. Celle-ci date des années 30.
Sans eux, pas d'expo ! À droite, Alain Granier, le grand responsable de ce hall moto et à gauche, Michel Ducros à qui nous devons les répliques de Yamaha GP.
250 TZ Olivier Jacques replica, une réplique plus vraie que l'original et qui a l'honneteté d'afficher que ce n'est pas lui.
La réplique de la 500 Yamaha Sambiase du team Roberts des années 86/88.
Avignon Motor Passion 2026: les motos y poussaient comme des champignons Par Jérémie Delau-Soulepon Avignon Motor Passion qui s’est tenu du 20 au 22. Mars fut, comme tous les ans, le grand rendez-vous mécanique pour les fans du sud. Il faut dire que, même si on n’y va que pour voir des motos , c’est [...]

Guillaume Perreaux: L’incroyable réplique

Moto-Collection vous a déjà parlé du vélocipède à vapeur Louis Guillaume Perreaux construit en 1871. Il a fait l’objet d’une fiche descriptive et ce village natal de ce Léonard de Vinci français aux multiples inventions, Almenêches dans l’Orne, a fait réaliser une maquette à l’échelle un de cet ancêtre de la moto placée sur un piédestal à l’entrée de la bourgade. C’est pourtant d’une réplique beaucoup plus sérieuse que nous allons vous présenter ici, avec deux exemplaires strictement identiques à l’original et construits en six ans et 2500 heures de travail par une équipe de passionnés comme on n’en fait plus. Je laisse le clavier à Jean-Pierre Kreder et Pierre Jobard, les principaux protagonistes de cette incroyable aventure.

François-Marie Dumas

LE VELOCIPEDE A VAPEUR PERREAUX N’EST PLUS UNIQUE !

En effet, une équipe de passionnés lui ont donné un frère jumeau et voici l’histoire de la construction de la réplique de cet engin, considéré comme le premier deux roues motorisé de tous les temps, donc l’ancêtre de la motocyclette.

Texte et photos par Jean-Pierre Kreder et Pierre Jobard

La maquette de l'invention de L.G. Perreaux à l'entrée de son village natal d'Almenêches.
La Perreaux dans son cadre habituel au musée du Domaine de Sceaux (Hauts de Seine).
La Guillaume Perreaux originale conservée au musée du Domaine de Sceaux.

Un peu d’histoire

En 1868, Louis-Guillaume Perreaux, un inventeur Gadzarts (Ingénieur Arts et Métiers), dépose un brevet concernant un vélocipède « à grande vitesse », qui sera complété à six reprises pour donner naissance en 1871 à un vélocipède à vapeur  dont l’unique exemplaire survivant est conservé au Musée du Domaine de Sceaux (Hauts-de-Seine) depuis 1964. Des témoignages d’époque font état du réel fonctionnement de la machine. Alors qu’il a été oublié jusqu’aux années 1990, un historien réputé des premiers deux roues, Claude Reynaud, s’y intéresse et publie un ouvrage sur cette invention. Le vélocipède sort alors de l’ombre et sera exposé à plusieurs reprises dans des lieux de plus en plus prestigieux, tels que les musées Guggenheim et Rétromobile.

6 ans de boulot et voici le résultat, une réplique parfaite, prête à la livraison.

Le défi de réaliser une réplique

Passionné par la restauration de motos anciennes, Jean-Pierre Kreder se lance fin 2019, dans un incroyable challenge : réaliser une réplique du vélocipède à vapeur de Louis-Guillaume Perreaux. Vu l’ampleur du projet, un travail d’équipe se dessine et il sollicite deux copains d’école, Philippe Kauffmann et Pierre Jobard (qui avait de son côté engagé une première réflexion dans ce sens) aidés de Jean-Luc Molle, une relation amicale de Philippe Kauffmann. D’autres compétences se joindront ensuite à l’équipe au fur et à mesure des difficultés rencontrées.

Principe du moteur à vapeur Perreaux : En jaune, production de vapeurs d’alcool qui vont chauffer l’eau de la chaudière (en bleu) qui produit à son tour de la vapeur d’eau qui alimente le moteur au moyen d’un distributeur rotatif

L’étude avant de mettre la main à la pâte 

Des recherches sur internet et auprès de spécialistes du sujet (historiens, brevets, état de l’art et des techniques du XIXe siècle, historique du vélocipède, etc.) constituent un fonds documentaire qui, au passage, permet de corriger certaines erreurs historiques concernant Michaux et Perreaux. Les contacts avec le musée de Sceaux s’intensifient avec l’arrivée en 2020 d’une nouvelle conservatrice qui s’enthousiasme pour le projet et ouvre les portes des réserves du musée pour constituer un dossier photographique et procéder à tout relevé dimensionnel. En échange, plans et modes opératoires seront transmis au musée pour enrichir le « dossier d’œuvre » du vélocipède. Débute alors une phase de rétroconception faite d’échanges techniques, d’hypothèses à étayer, mais aussi d’incertitudes, car nous ne connaissons que la partie visible de l’engin !

Séance de mesures dans les réserves du musée.

Profitant du  confinement dû au covid, Philippe Kauffmann réalise en CAO la modélisation 3D du vélocipède et la liasse de plans permettant la réalisation de la réplique. Concernant les parties « invisibles », un démontage du vélocipède original lors d’une restauration réalisée par des experts agréés « musées » à l’été 2023 réalisée dans le cadre de l’exposition « Roues libres » pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, va permettre de répondre aux dernières questions. La participation physique au démontage permet de réaliser les plans des sous-ensembles composant la partie génération de vapeur.

La modélisation 3D réalisée en CAO.
Premier montage du moteur.

La réalisation

Dès le départ de l’aventure, il est décidé de réaliser deux répliques du vélocipède : la première, à la demande de Claude Reynaud, le “découvreur” du vélocipède du musée de Sceaux, propriétaire d’un fabuleux musée du cycle et de la moto (château de Bosc dans le Gard). Destinée à être statique, cette réplique n’est pas prévue fonctionnelle. L’objectif d’une seconde réplique est de démontrer le bon fonctionnement dynamique de l’ensemble, de valider les caractéristiques techniques. La conception et la réalisation de cette première réplique aura demandé plus de six ans de travail (2020-2026) (dont mon ami Pierre Jobard, va régulièrement me tenir au courant à condition que je garde ses informations au secret. FMD).

La fabrication des répliques du vélocipède se décompose en trois sous-ensembles: la partie cycle, le moteur et le générateur de vapeur. Autant de travaux qui font appel aux techniques les plus variées et dont voilà un tour d’horizon.

L’usinage conventionnel (tournage, fraisage, perçage) de pièces mécaniques et finition des pièces de fonderie. Réalisé dans les ateliers de Jean-Pierre Kreder (toutes pièces) et de Jean-Luc Molle (moteur)

L'usinage conventionnel, au tour, à la fraiseuse, etc.

La forge et la métallerie (supports divers, ressorts de suspension, cerclages des roues). Confié à Jean-Pierre Kreder pour les supports, les ressorts de suspension et les cerclages de roues (détermination du serrage optimum).

Pierre Jobard au fourneau.

La fonderie de bronze (éléments de structure, guidon et diverses pièces). Les modèles ont été réalisés en impression 3D en résine PLA, en Auvergne par Philippe Kauffmann. Les modèles aux dimensions hors standard ont nécessité l’investissement d’une imprimante 3D spécifique. Les pièces de petites dimensions ont été moulées au sable et coulées dans l’atelier de Jean-Pierre Kreder qui s’est équipé d’un four à propane (1100 °C) et d’un creuset. Les pièces du cadre du vélocipède de dimensions importantes et complexes, ont quant à elles fait l’objet d’un partenariat avec le lycée professionnel Marie Curie de Nogent-sur-Oise qui forme entre autres des BTS fonderie et les contraintes de l’enseignement ont nécessité 2 années scolaires pour la réalisation.

Une machine d'impression 3D spécifique.
Quand on vous dit que l'équipe a TOUT réalisé !
Les grandes pièces réalisées au lycée professionnel Marie Curie de Nogent-sur-Oise.

La chaudronnerie-la soudure et le tuyautage des sous-ensembles du groupe thermodynamique et de la selle ont, eux aussi été réalisés dans l’atelier de Jean-Pierre Kreder, assisté de Pierre Jobard, à l’aide d’outils à main et de machines type rouleuse, cintreuse, perceuse, fraiseuse, et d’outillages d’emboutissage « maison ». Les sous-ensembles ont été brasés à l’étain-plomb ou à l’argent, au chalumeau oxyacétylénique;

Un assemblage qui a demandé de belles et longues séances de travail !
Un vrai rêve de plombier.

La menuiserie (jantes de roues, isolant thermique de la chaudière). Les jantes des roues sont obtenues à partir de segments de chêne assemblés et maintenus par les rayons métalliques et le cerclage. L’isolant de la chaudière est constitué d’une tôle de laiton et de lattes de sapin qui enserrent une couche de tissu de céramique certes anachronique mais remplaçant avantageusement un isolant fibreux utilisé au XIX° siècle… 

Il a fallu réapprendre à faire la roue, un art oublié.

La sellerie, et te travail des textiles (éléments décoratifs de la chaudière). La selle est composée d’un garnissage de crin de cheval et d’un revêtement de cuir, fixés sur une armature en tôle d’acier formée. Les éléments décoratifs de la chaudière sont peints à la main sur de la toile de laine teinte. Des cordons torsadés rehaussent l’assemblage des différents panneaux.

Des lattes de sapin et, une couche de modernisme, avec un remplacement du revêtement fibreux par du tissus de céramique.

Enfin les finitions de surface (polissage, sablage, peinture).

La selle
...et les éléments décoratifs brodés de la chaudière.

Après tout cela, il ne reste plus qu’à assembler les sous-ensembles et monter de la première réplique, phase qui vient de s’achever début 2026. Un premier montage à blanc a permis de corriger les inévitables erreurs, notamment dues aux imprécisions des relevés photos, et de dimensionner et positionner certains supports et tuyaux. Le montage final vient de se terminer ; le vélocipède est prêt à être livré à son commanditaire Claude Reynaud après un passage aux coupes Moto Légende.

Bilan de l’opération : Environ 6500 heures de travail, plus 1500 heures d’impression 3D, 2500 mails et/ou coups de téléphone…

Celle première réplique sera bientôt exposée aux coupes Moto Légende avant de rejoindre le musée du cycle et de la moto de Claude Reynaud au château de Bosc (Gard).

Et bientôt, le premier essai depuis plus de 156 ans d’une Guillaume-Perreaux

Les essais de combustion et de chauffe sur la maquette vapeur se poursuivent avec la réalisation du générateur de vapeur fonctionnel embarqué. Puis viendront les tests et le montage sur la deuxième réplique. La résentation d’une réplique fonctionnelle dynamique est envisagée courant 2027, 156 ans après la première présentation de l’original… Cette aventure qui reste avant tout technique et humaine s’est étalée sur 6 années, émaillée de nombreuses questions, de réussites, de difficultés et d’échecs, mais riche en relationnel avec de nombreux intervenants.

Moto-Collection vous a déjà parlé du vélocipède à vapeur Louis Guillaume Perreaux construit en 1871. Il a fait l'objet d'une fiche descriptive et ce village natal de ce Léonard de Vinci français aux multiples inventions, Almenêches dans l'Orne, a fait réaliser une maquette à l'échelle un de cet ancêtre de la moto placée sur un [...]

S2R – Lyon 2026

Totalement incontournable en France pour les amateurs de deux roues motorisés, le traditionnel salon-du-2-roues à Lyon qui s’est tenu du 26 février au 1er mars nous a encore étonnés avec de magnifiques expositions à thème sur la moto ancienne. En voici un rapide survol.

Les noms de modèle qui apparaissent en bleu renvoient aux fiches descriptives qui leur ont été consacrées.

Texte et photos  Hugues Desceliers

Les 100 ans de Ducati

Commençons par ce qui était sans doute l’exposition la plus impressionnante en qualité et quantité, celle que nous a réservée Ducati pour ses 100 ans. Bon, le titre est un tout petit peu trompeur, car, même si la marque à 100 ans cette année, la fabrication de deux roues motorisés n’a commencé qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec le Cucciolo de 48 cm3.

Moto, ou plutôt cyclomoteur, la, « Ducati » la plus ancienne de l’exposition, n’était cependant pas italienne, mais française, avec cet Eriac 50 Grand Luxe assemblé dans la région parisienne en  1951 dont le moteur Cucciolo était construit sous licence en France par M. Rocher à Cenon (86).

La marque a aussi fait dans le cyclo sport comme le montre ce joli 48 Sport de 1967

Une 125 Sport de 1964 dans l’emblématique teinte bleu et or de Ducati

La 1000 MHR de 1985 avec, derrière, la version 900 de 1981

Quelle est belle cette Ducati 851 de 1988 dans sa livrée vert, blanc, rouge !

Une 750 GT de 1972 dans un splendide bleu pailleté

 

100 ans de Maico

Autre marque à souffler ses 100 bougies, Maico. Le club a fait les choses en grand en présentant plus de 40 modèles de la marque, principalement des motos de cross et d’enduro, à l’exception de deux motos de route et d’un scooter.

Pour représenter la catégorie enduro, voici une Maico 125 GS 1972, époque cubiste de la marque

Pour le cross, une belle 440 MC de 1980

Les routières étaient représentées par deux motos, dont cette M 200 de 1953, plus vieille moto de l’exposition Maico. Ce modèle a existé aussi en 125, 150 et 175 cm3, et la motorisation donnera naissance à la 250 Blizzard quelque années plus tard, puis aux premières vraies motos de tout-terrain

Enfin, un scooter, pas le monstrueux Maicomobil, mais le 250 Maicoletta de 1958

 

L’âge d’or du motocross

Pour ceux qui aiment les tétines, la troisième grosse exposition du salon était celle du club italien ASI, qui est venu avec 50 motos de cross de ce que les spécialistes appellent l’âge d’or, soit de 1951 à 1971.

Il n’y a pas que Ducati qui a fait des moteurs à distribution desmodromique. Voici une très jolie Eso 250 qui en est équipée.

Et puisqu’on parle d’un club italien, plutôt que de vous montrer une BSA Gold Star ou une Rickman Metisse, voici une beaucoup plus rare Mi-Val 380 de 1964

 

70 ans de Yamaha

Yamaha a apporté quelques-uns des modèles emblématiques de la marque pour fêter ses 70 ans. Les gros ballons rouge et les pancartes énormes accompagnants les modèles n’étaient malheureusement pas top pour les photos.

Celle par qui tout a commencé, la 125 YA1 de 1956

Une 250 YDS2 de 1962 était la 250 japonaise la plus performante de son époque

Plutôt pas courant en France, cette 250 XS de 1983.

Trail des années 60 / 70

Cette exposition présente une vingtaine de spécimens de scramblers et trails des années 60 et 70. L’occasion d’admirer une jolie Suzuki 400 TS.

Ou une Kawasaki 350 Big Horn

Barigo

Encore du tout-terrain diront certains, mais comment passer à côté de l’exceptionnel (encore un) stand Barigo ?

Commençons par le rallye Raid avec 560 GRS à moteur Rotax de 1983 ayant participé à un Paris Dakar et trois rallyes en Égypte

Barigo s’est fait connaitre grâce à ses cadres haut de gamme pour le motocross et l’enduro, accueillant des motorisations quatre temps. En voici un bel exemplaire avec la 500 YB de 1984 à moteur Yamaha

Il y a même une Barigo de route avec cette 600 Onixa de 1993

 

Amicale Rétrocyclettes Villeneuvoise

Joli stand du club avec une moitié dédiée aux scooters et l’autre plutôt orientée année 30

L’occasion de voir un très rare Zoppoli 90 de 1958

Et pourquoi par un Paul Vallée 125 S149 de 1950 ?

Une très désirable Motosacoche 350 Type 312 1934

Ou une production locale, la New Map 500 BYS5 à moteur Ultima de 1932

Les fourches

Une originale exposition sur les différents types de fourches proposées par les constructeurs au fil du temps nous permet d’admirer ce Motom 98 TS de 1953 dont les bras oscillants avant et arrière sont contrôlés par des barres de torsion.

Une des rares ancêtres du salon,  la Alcyon 250 Moto légère de 1910 avec sa curieuse fourche dont les bras controlés par un ressort, se plient en leur mileu.

Ou la Louis Clément 540 de 1920 dotée d’une fourche pendulaire qui s’appuie sur des ressorts à lames.

Au fil des stands…

Le stand les Lyonnaises présentait une vingtaine de motos fabriquées à Lyon ou aux alentours. Disposées autour d’un boulodrome, nous retrouvons des Follis, New-Map, Ultima, Rhony’x … L’occasion de voir une rare Stopp 500 de 1931, Stopp avec deux P ou Stoppa, dont le petit fils a dirigé les établissements Alexis- Motos, concessionnaire Yamaha.

L’Ultima 350 B2 de 1928

Ou une Idole 175 qui est en fait une Follis rebadgée.

L’Amicale Dollar est venue avec quelques belles pièces, comme cette Dollar 175 DS de 1926 à moteur Moser, l’un des premiers modèles de la marque

Caché dans le fond du Hall 4, un stand présentait une trentaine de belles motos d’avant-guerre, comme cette rare Raymo 350 de 1929 à moteur Blackburne fabriquée à Bourg-en-Bresse..

Un salon de moto de collection sans Honda 750 CB, ça n’existe pas. Mais nous n’allons pas vous en montrer. Voici à la place, son évolution francisée, la Japauto 950 CB-SS de 1971

Les motos de compétition sont toujours bien représentées. Voici la Yamaha 125 de 1967 qui a permis à Jean Aureal de gagner le GP de France en 1969.

Morbidelli 250 de 1984 à châssis Nico Bakker, piloté par Roland Freymond

Vous avez trop vu de Vespa et de Lambretta ? Alors pourquoi pas un Scootavia 175 tout alu de 1952

Le stand BFG, en plus du modèle de série bien connu, exposait la BFG personnelle de Dominique Favario, (le F de BFG) PDG de l’entreprise. Assemblée en 1984, elle diffère du modèle produit par quelques détails mécaniques et esthétiques.

Jolie présentation pour un stand de minis-motos Honda, présenté sur un plateau d’auto-tamponneuse

Pour les adeptes du cyclo, un Peugeot BB104

Le club Laverda est venu avec les traditionnelles 750 et 1000 de la marque, mais aussi avec le beaucoup moins courant Laverdino 2 temps de 1964 avec des freins à disque mécaniques.

Le Suzuki Triples Club de France présente des 3 cylindres, mais pas que, puisqu’il y avait aussi sur le stand cette Suzuki 125 GT de 1979

Comme l’année dernière, le Rétro Motos Cycles de l’Est était présent avec un gros stand de motos anglaises, dont voici un classique parmi les classiques, la BSA 500 Gold Star DBD 34, ici de 1962

Le team GMH Racing est venu avec une douzaine de Aspes 125 Yuma, dont ces deux modèles d’origine

Grosse exposition sur le rallye raid avec plusieurs stands couvrant une grande superficie du Hall 5. Plutôt que vous montrer une énième Yamaha XT ou Honda XR, nous préférons cette Husqvarna 250 à boite automatique engagée par un team militaire en 1982 avec pour pilote Thierry Charbonnier, Alain Boisonnade et Alain Dayssiols.

Le club Squadra Regolarita est venu avec une quinzaine de motos d’enduro, comme cette AIM 50 RG de 1979

 

 

 

 

 

 

Totalement incontournable en France pour les amateurs de deux roues motorisés, le traditionnel salon-du-2-roues à Lyon qui s'est tenu du 26 février au 1er mars nous a encore étonnés avec de magnifiques expositions à thème sur la moto ancienne. En voici un rapide survol. Les noms de modèle qui apparaissent en bleu renvoient aux fiches [...]

L’expo géniale de Gaignard

Épatant, formidable, exceptionnel

Dépêchez-vous, ça finit le 1er mars, mais pour ceux qui n’ont pas eu et n’auront pas la possibilité d’y aller, voici un aperçu en 55 photos, de ce que les 15.000 visiteurs venus de toute la France à Château-Gontier-en-Mayenne ont pu admirer depuis le 14 janvier.

« J’ai découvert récemment que c’est à cause de toi et de tes fiches sur Télé-Poche que j’ai pris goût à la moto ancienne » commence par me dire l’instigateur de l’expo, Jean-Luc Gaignard. Et on peut dire que le virus s’est rapidement développé et a bien proliféré chez lui.

Photo à droite : Jean-Luc Gaignard et moi derrière sa magnifique 400 ABC-Gnome & Rhône dans son jus avec, c’est rarissime, son side-car d’origine et son curieux châssis dont une des attaches est fixée sur une rotule au milieu de bras oscillant.

Un peu d’histoire, avant la visite…

J-L Gaignard chez lui devant ses ateliers qu'il a lui-même construit à l'image des anciens .
"Pour toutes mes organisations j'ai la chance de travailler avec ma fille Agnès" commente Jean-Luc qui pose ici avec sa fille derrière une rarissime Orion- Sport 175 construite à Saumur en 1924-26.

« J’avais 14 ans, en 1975, quand j’ai acheté ma première ancienne, une 125 Koehler Escoffier qui dormait dans sa grange, puis une Terrot, puis d’autres, et d’autres, et ça n’a jamais arrêté. À l’époque on trouvait des motos autour d’une cinquantaine de francs et, avec ce que je gagnais en travaillant à la ferme, ou en faisant les marchés avec ma femme Nicole, j’aurais pu m’en payer plusieurs chaque semaine. J’ai plus tard acheté une petite ferme et mon problème a été de construire sans cesse de nouveaux bâtiments pour y ranger mes nouvelles acquisitions. Motos, vélos, et même avions, plus des tonnes d’accessoires et pièces diverses que j’ai chiné chez les anciens motocistes qui fermaient. »

Pour rentabiliser sa collectionnite aiguë, Jean-Luc s’est rapidement mis à proposer ses motos et ses décors pour le cinéma et il a participé à de nombreux tournages, ce qui nous vaut de le découvrir sans sa traditionnelle barbichette qu’il a du raser pour jouer dans un film le rôle d’un Allemand… glabre selon le scénario. Bref, si vous passez par la Mayenne ou que vous cherchez un but pour un week-end de découverte, allez le voir dans ses ateliers-musées à Montflours-en-Mayenne, mais téléphonez-lui avant au 06 12 64 76 49 pour être sûr qu’il est là et puis, attendez un peu, car il prévoit de complètement rénover le site à son retour de l’expo de Château-Gontier.

Autodidacte, Jean-Luc a tout appris sur le tas. « J’aime être le plus autonome possible » se plaît-il à dire. « Un copain mécanicien m’a donné les premières bases, puis je suis devenu tour à tour maçon, couvreur pour construire mes ateliers, puis décorateur pour des expos et des films. C’est vraiment ma deuxième passion. Tout cela prend de plus en plus de temps, mais j’ai le grand plaisir de travailler avec ma fille Agnès, qui a d’ailleurs géré en grande partie l’organisation de cette expo à Château-Gontier ».

Trêve de bavardage, partons pour la visite dans un parcours en zigzag dans une grande halle bordée de stands refaits comme d’anciens magasins et où s’offrent en situation quelques 500 motos, vélos et même trois avions de 1914 qui survolent le tout.

Un clic sur les noms de modèles apparaissant en bleu renvoie vers la fiche consacrée à cette moto

Tout au long de l’expo les murs sont décorés d’affiches anciennes, des établis présentent des accessoires divers, outillage et bidons, et des mannequins en tenue de travail ou de pilote accompagnent les motos.

Et puis viennent les motos en commençant par un stand consacré à la Grande Guerre avec une superbe 600 Douglas attelée et son équipement.

Quoi de plus naturel, un avion de l’époque survole la scène.

Chaque marque a son petit coin et souvent tout un atelier reconstitué. On commence par Alcyon avec, au premier plan, la 250 Super Sport 4 temps à soupapes culbutées et 3 vitesses de 1927 et, derrière, la 175 Sport 2 temps de 1925.

Alcyon de nouveau avec une 350 Tourisme de 1930. La boite séparée est à trois vitesses et elle est donnée pour 110 km/h.

Après Alcyon, Automoto et de belles raretés, à commencer par cette 350 cm3 bicylindre à moteur Moser et soupapes latérales. Il n’y a pas de boite de vitesses et la transmission s’effectue directement par courroie vers la roue arrière. Un pédalier associé à une chaîne est là pour aider au démarrage et dans les côtes.

Au premier plan, l’Automoto Touriste-Confort de 1928 à moteur 4 temps 350 cm3 à soupapes latérales et boite 3 vitesses séparée système Campbell. Au fond, l’étonnant 100 cm3 de 1925 dont le réservoir fait office de tube supérieur du cadre.

L’Automoto 350 A18 à soupapes culbutées de 1932, annoncée pour 115 km/h.

On saute dans l’immédiat après-guerre avec cette Automoto 150 cm3 type CH dotée d’un moteur AMC à soupapes culbutées. Le cadre en encore sans suspension arrière et avec une fourche avant à parallélogramme. À la fin de l’année suivante, ce modèle sera doté d’une fourche télescopique et d’une suspension arrière coulissante.

Rapide coup d’oeil sur le coin des BSA…

Retour en France et un grand saut dans le temps avec cette Buchet de 1906 animée par un monocylindre de 635 cm3 à soupape d’admission automatique et soupape d’échappement culbutée.

Ce vélo équipé d’un moteur De Dion Bouton de 1902 servit de modèle à la première Harley-Davidson sortie en 1904. On la voit d’ailleurs ici appuyée sur la réplique de la célèbre cabane où est née cette Harley number One.

Bien que l’éclairage ne la favorise guère, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette DS Malterre de compétition construite en 1951 par le pilote Marcel Camus avec un double ACT. et une boite 4 vitesses. Le régime maxi était de 9000 tr/min et elle atteignait 180 km/h. Cette moto remporta le Championnat de France National aux mains de Marcel Camus en 1952 et 53.

Le grand stand dédié aux motos belges FN ne présentait pas moins de dix modèles, dont un bel échantillon des différentes moutures des quatre cylindres. Au premier plan et de gauche à droite, la FN 500 M69 attelée de 1928, la FN 750 cm3 M50 quatre cylindres de 1925 et la FN 350 M60 de 1927.

Au premier plan la FN quatre cylindres 700T de 750 cm2 en 1922, à gauche, la quatre cylindres 750 cm3 dans version de 1914 et à droite la FN monocylindre à transmission acatène de 286 cm3 de la même année.

Une petite friandise entre deux marques sérieuses, la Ganardiz, présentée comme un prototype espagnol de 1925 avec un moteur à 5 cylindres en étoile d’origine aéronautique de 660 cm3 à soupapes culbutées, associé à une boite à 3 vitesses. On soupçonne fortement notre ami J-L. Gaignard d’être pour beaucoup dans la reconstruction de la moto autour de ce moteur tout à fait original.

Le magnifique stand-atelier Gnome et Rhône avec, à gauche, la 250 deux temps type E de 1924 et, à droite, une 500 D à soupapes latérales de 1926.

La 500 Gnome et Rhône D4 de Marc qui finit 7e en 500 cm3 au Bol d’Or 1929. En bas à gauche, l’autre face du moteur avec un habillage de la culbuterie fait maison.

Moto Guzzi n’est pas oublié avec, ici, une 250 Dondolino de 1945.

Apparemment, J-L Gaignard n’est pas très scooter, mais il y en a quand même deux dans l’expo, dont ce Moto Guzzi Galletto 160 cm3 du tout début des années 50 muni de son faux coffre optionnel entre la colonne de direction et la selle.

Juste avant d’être absorbée par la marque belge Gillet en 1927, la marque Harlette à Jeumont produit à partir de 1925 et jusqu’à cette ultime version de 1927, cette Harlette 2 temps à moteur Moussard-Madoz.

Les répliques qui se font passer pour des originales sont des escroqueries ; en revanche celles qui reproduisent à l’identique un modèle rare et disparu et s’annoncent comme des copies sont un fort bel hommage. Pour fêter son centenaire en 2003, Harley-Davidson reproduisit ainsi 8 exemplaires  de son premier légendaire modèle 492 cm3 de 1903 fabriqué dans une petite cabane elle aussi reconstruite ici par J-L Gaignard.

Harley-Davidson 500 Grey Fellow de 1912 avec son « lady’s attachment » à siège en osier… et toujours la fameuse cabane-atelier.

Harley-Davidson a fabriqué aussi des monocylindres 4 temps dans les années 20 et deux 350 cm3 Peashooter (cracheuse de petits pois !) sont ici présentées, une version 1927 et celle-ci de 1925.

Le stand consacré aux Harley-Davidson est très riche et il m’est impossible de montrer tous les modèles exposés. Ici, une grande classique, avec cette 750 cm3 Luxe de 1946, la version civile des célèbres versions militaires WLA et WLC 45.

Jean-Luc, qui a travaillé pendant des années avec des expositions Harley-Davidson, en a du coup un peu négligé les Indian qui ne sont guère représentées ici que par cette Indian 1000 PowerPlus de 1917 à roues flasquées qui serait celle préparée pour la course par Clément Garreau alors importateur de la marque et pilote avant de devenir le célèbre représentant en France de Norton.

Retour en France avec la Koehler-Escoffier 500 Sport Mandoline de 1927 attelée à un sublime side-car Bufflier en tôle d’aluminium.

La plus belle des motos françaises de collection, la 1000 Koehler Escoffier bicylindre de 1929 dont l’un des trés rares autres exemplaires a été élu « Best of the Show » au très sélect concours de moto international de la Villa d’Este. En vignette en haut à gauche, la belle plaque du concessionnaire de Reims qui a vendu cette machine.

Plus connue et répandue sous le label de la marque soeur Monet Goyon, cette Starlett 100 cm3 de 1955 est ici siglée Koehler Escoffier.

Cette La Française Diamant 75 cm3 de 1922 a une partie cycle tout à fait remarquable avec le réservoir qui forme la partie supérieure du cadre.

Le tueur en série Henri Désiré Landru qui fut guillotiné en 1922 était également un maitre en mécanique. Il construisit en 1900 cette moto animée par un moteur Renouard  de 160 cm3 à soupape d’admission automatique et d’échappement latérale. La réalisation était parfaite et  Landru en vendit de nombreux exemplaires… dont il ne livra aucun. Celui présenté est unique et vous le découvrez en bas à droite dans l’état où J-L Gaignard l’a acheté. « J’ai travaillé plus de deux mois dessus pour la remettre en ordre de marche » avoue-t-il « mais maintenant elle roule et même plutôt bien ».

On connaît tous la côte Lapize à Montlhéry, mais savez-vous l’origine du nom ? Pour honorer la mémoire du grand champion cycliste et aviateur émérite Octave Lapize, né en 1887, La Française-Diamant se créa à Paris en 1922 une sous-marque avec la société des Cycles O. Lapize. Il s’agit ici d’un modèle de 1926 animé par un 250 JAP à soupapes latérales.

Les débuts motocyclistes de Monet Goyon avec une Moto Légère de 117 cm3 en 1921. Notez la position très reculée du moteur (pratique pour la version dame et ecclésiastique à cadre ouvert), le pédalier d’assistance tout en avant et la suspension télescopique, mais dans la colonne de direction.

Monet Goyon 1926 à moteur MAG 350 cm3 à soupapes culbutées.

Monet Goyon 350 GA de 1930 à moteur MAG culbuté.

Mr Bert, agent Monet Goyon à Romans-sur-Isère eut l’idée dans les année 20 de remplacer l’avant d’une moto par un chassis à essieu directionnel supportant une caisse de livraison ou un caisse tronquée de side-car. La construction fut reprise par Monet Goyon avec ses Tri-Moto 500H, 350 IXB ou  250 IXA comme sur ce modèle de 1928 animé par un moteur Villiers deux temps.

De nouveau un curieux attelage avec ce petit 100 Monet Goyon S1 de 1936 attelé d’un side-car léger à caisse en aluminium. Idéal pour les congés payés, non ?

Monet Goyon 350 cm3 L4S Super Sport de 1936, le haut de gamme à la française avec une suspension arrière coulissante, une abondance de chromes et une peinture bleu claire métallisée.

Une autre grande marque française, lyonnaise cette fois, New Map ici représentée par sa 350 OHVL3 de 1934 à moteur MAG et boite séparée à 4 vitesses, donnée pour 120 km/h.

Présentée devant un beau décor de boulangerie, cette New Motorcycle de 1928 avec son fameux cadre en tôle roulée est conservée dans son jus comme la majorité des motos de la collection de Jean-Luc Gaignard et on ne s’en plaindra pas. Elle est animée par un bloc moteur Chaise 500 cm3 à arbre à cames en tête.

Toujours aussi impressionnante, cette première Nimbus quatre cylindres de 1923, surnommée tuyau de poêle, se distinguait par son moteur 4 cylindres de 750 cm3 à soupapes d’admission culbutées et d’échappement latérales, un cadre composé d’un gros tube supérieur faisant office de réservoir d’essence et une suspension arrière oscillante. Une vraie résolution à son époque.

La Norton 500 cm3 type 16H à soupapes latérales, largement utilisée par l’armée britannique, se retrouve souvent en collection, mais fort rarement dotée, comme ici, de tout son attirail guerrier.

Retour aux origines avec ce tricycle de 1899 dû à la firme Perfecta, fondée cette même année par Alexandre Darracq à Suresnes et animée par un moteur De Dion Bouton.

Il fallait rentrer dans le décor pour découvrir ce magnifique stand Peugeot. Ici, au premier plan, le très luxueux 100 cm3 T53 CS qu’on surnommait la 515 du pauvre.

Après la victoire d’une 175 « d »usine » au 24e Bol d’or, Peugeot a commercialisé de 1953 à 57 cette 175 GS type Bol d’Or, une réplique un peu moins poussée  qui développe quand même 10 ch à 6500 tr/min. Une puissance alors respectable.

La Ravat fabriquée à Saint-Étienne en 1924 tout comme son moteur Massardier deux temps de 122 cm3 qui lui promettait 60 km/h. En 1925 Ravat abandonnera ce moteur pour une mécanique maison de 175 cm3.

Les René Gillet fabriquées à Montrouge dans la banlieue parisienne, étaient principalement utilisées attelées, comme le montre cette  version 750 cm3 de 1937 dotée de la suspension arrière optionnelle et attelée à un side-car Bernardet Grand Routier.

Contrairement à ce son nom laisse à supposer, cette SanSouPap de course SJA 25 est motorisée par un JAP racing de 250 cm3 à soupapes culbutées.

Surprise juste après le stand Moto Guzzi, une très britannique Scott 600 cm3 Squirrel de 1923, un révolutionnaire bicylindre deux temps.

Sur le stand Terrot, vous pouviez découvrir ce curieux et unique prototype construit pour son propre usage par l’ingénieur Albert Bonnard alors ingénieur pour la marque. Cette 125 de 1947 se distingue tout particulièrement par sa suspension arrière oscillante qui ne sera adoptée pour la série que des années plus tard.

Il faudrait encore beaucoup de photos pour rendre compte de l’exposition concoctée par Jean-Luc Gaignard, mais je finirai sur cette Terrot 350 HSSG de 1936 si belle dans son jus d’époque. On notera le capotage en aluminium de la boite séparée commandée par sélecteur au pied.

Le challenge est lancé, on attend maintenant qu’un autre passionné mette sur pied la suite de cette exposition avec les motos collectionnables à partir de 1950.

Jean-Luc Gaignard a ici réalisé une exposition absolument extraordinaire de plusieurs centaines de motos des origines à l’immédiat après-guerre.55 photos sont à découvrir dans le Blog.