Vieilles Terrot et champagne

On voit trop souvent des réunions dites de machines anciennes où les « newcomers » sont la majorité, mais il existe encore des clubs intégristes (c’est exceptionnellement une qualité !) qui ne font rouler ensemble que les vraies vieilles et on ne peut que les féliciter. Les 11 et 12 septembre, c’était la rencontre annuelle du Terrot Club de France  à Brasles dans l’Aisne aussi connu pour sa production de champagne.

En bref et en chiffres 130 inscrits et 80 motos des années 20 aux dernières 500 RGST avec quelques « étrangères » quand même, une 1000 AJS de1939, deux Tornax et une 175 Sport Motobécane, mais 76% du plateau était composé de Terrot et de Magnat-Debon, l’honneur est sauf. Étrangers, mais en Terrot, un Italien, un Belge et quatre Allemands, dont le président du club des Terrot et autres françaises d’outre-Rhin, venus tout droit de Berlin.

À noter aussi quelques participants représentant les autres club Terrot, Arbracam en tête : une bonne entente inter clubs qui fait plaisir à voir.  Je vous fais l’impasse sur les commentaires du style, il a fait beau, on était content, on a bien rigolé, et sur les (rares) galères qui émaillèrent les 125 km de la balade. D’abord vous n’aviez qu’à venir et, si vous voulez rajouter vos noms aux quelque 260 membres du TCF  pour participer à la prochaine rencontre, il vous suffit de cliquer sur le lien !

Comme la baguette ne le montre pas, cette RGST de 1949 venait de Berlin.
Une bien rare Magnat Debon. Cette 175 LMC de 1955 (et encore plus rare badgée : Terrot S2T) et animée par un moteur Radior est une Nervor habillée à Dijon. En effet, le cadre vient aussi de Bourg en Bresse, la patrie de Radior/Nervor. Porte bagage et repose-pieds proviennent des Terrot RGST, et ne sont spécifiques que la roue arrière et la monstrueuse boîte ovale qui laisserait supposer qu'il peut y avoir besoin de beaucoup d'outils....
En décembre 1948, la 350 Terrot HT à soupapes latérales adoptait la fourche télescopique à (léger) amortissement hydraulique.
En 1934, est marqué chez Terrot par le semi-bloc moteur à boîte 4 vitesses sur les 350 et 500 culbutées et la 750 VA et l’apparition du réservoir Laiton merveilleusement mouluré.
Cette 500 RSS était la version haut de gamme.
Gnome & Rhône 125 R4S de 1957. Malchanceuse cette fois, cette Gnome est pourtant une habituée des grandes balades, car je l’avais déjà vue au Tour d’Auvergne. Notez le caoutchouc de rappel supplémentaire de l’amortisseur arrière (c’est d’origine) et le tirant reliant l’axe du bras oscillant à l‘attache supérieure de l’amortisseur qui est une amélioration du propriétaire.
AJS 1000/2 de 1934, un sublime grande routière britannique avant tout destinée au side-car.

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On voit trop souvent des réunions dites de machines anciennes où les « newcomers » sont la majorité, mais il existe encore des clubs intégristes (c’est exceptionnellement une qualité !) qui ne font rouler ensemble que les vraies vieilles et on ne peut que les féliciter. Les 11 et 12 septembre, c’était la rencontre annuelle du Terrot Club [...]

Frissons : la moto en balade comme si vous y étiez

Le Frisson de la moto

Vous avez bien 8 € ? Et bien foncez acheter le petit livre de Sophie Squillace, « Le frisson de la moto » : 90 petites pages, format 11 x 16 cm, à lire d’une traite et à conserver sur sa table de nuit pour y revenir souvent.

Un vrai talent cette Sophie qui sait, en peu de mots et avec beaucoup d’humour, nous faire partager tous les frissons, les joies, les frayeurs et les différentes émotions que peuvent vous procurer les voyages en moto. De l’Inde au Tibet, de la Crète, aux forêts africaines… en Ural, en Royal Enfield, ou en Honda, peu importe. Qu’elle raconte ses premiers pas d’aventurière débutante, sa découverte du sable mou, ses états d’âme ou tout simplement le plaisir de sentir les odeurs ou la fraîcheur au bord du chemin, elle vous fait sentir l’air qu’elle respire … un vrai plaisir à ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez la moto et l’aventure. Quant à moi, c’est simple, je vais m’en acheter un lot pour offrir à mes amis ou à mes proches à qui je n’ai pas su dire aussi bien la même chose !

 

 

À Manag au Népal en Avril 2021 (photo François Combes)
Madya Pradesh en Inde en octobre 2019. Photo François Combes.
Sophie Squillacen France en septembre2020. Photo Lauret Bonnet

« Le frisson de la moto » est publié dans la collection « Petite Philosophie du Voyage » disponible dans les grandes librairies, en ligne ou en boutique ou à commander chez votre libraire favori. »  ISBN 978-2-36157-292-1

Lolo dans ses œuvres ou le rêve de l’aventure

Beaucoup en rêvent, lui, il l’a fait… et à répétition encore ! Passons de l’écrit à l’écran et si le livre de Sophie vous a donné envie de grand air, je ne saurais trop vous conseiller d’aller suivre les aventures extraordinaires de Laurent Cochet, dit Lolo, sur YouTube. Il n’y a rien à la télé ce soir ? Tapez donc Laurent Cochet sur votre PC ou cliquez sur l’image ci-dessous et suivez Lolo dans ses invraisemblables échappées et galères toujours racontées avec le sourire. C’est bluffant 

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Le Frisson de la moto Vous avez bien 8 € ? Et bien foncez acheter le petit livre de Sophie Squillace, « Le frisson de la moto » : 90 petites pages, format 11 x 16 cm, à lire d’une traite et à conserver sur sa table de nuit pour y revenir souvent. Un vrai talent cette Sophie qui [...]

«Riding on Air» en ASL 1909 !

Ressortant d’un tiroir ce beau catalogue de 1909 des motos ASL fabriquées à Stafford en Grande-Bretagne, j’ai d’abord pensé à l’utiliser pour un nouveau quiz… mais, l’engin étant aussi rare qu’improbable, je serais peut-être resté sans réponse, autant vous éclairer de suite.

La peu célèbre marque ASL (Associated Spring Ltd) voit donc le jour en 1907 et utilisera à peu près tous les moteurs disponibles jusqu’à sa disparition en 1915 : Fafnir, Précision, Simms et JAP évidemment, avec, toujours, une transmission directe par courroie de cuir.

En 1909, ASL, transformé en Air Spring L. Limited, présente cette très originale 350 à moteur JAP à soupapes latérales qui se distingue, comme le nom modifié de la firme le suggère, par ses suspensions avant et arrière pneumatiques, l’une des premières expériences du genre. Le dispositif est strictement identique à l’avant et à l’arrière avec une biellette qui pousse une fourche entourant la roue et comprime un unique amortisseur pneumatique. Une valve classique au-dessus de l’amortisseur permet de régler « très facilement, dit la notice » la pression en fonction du poids du pilote. Vous avez d’ailleurs noté l’emplacement stratégique de la pompe au-dessus du réservoir.

Contrairement à ce que nous laissait espérer la notice dithyrambique, l’ASL de 1909 ne connut qu’un succès limité et, à partir de 1913, ASL abandonne sa suspension à biellettes à l’arrière au profit d’une simple suspension de la selle. La suspension avant reste par contre identique. La marque disparaît en 1915 avec la guerre.

L'amortisseur pneumatique, à droite, est identique pour l'avant et pour l'arrière.
Ressortant d’un tiroir ce beau catalogue de 1909 des motos ASL fabriquées à Stafford en Grande-Bretagne, j’ai d’abord pensé à l’utiliser pour un nouveau quiz… mais, l’engin étant aussi rare qu’improbable, je serais peut-être resté sans réponse, autant vous éclairer de suite. La peu célèbre marque ASL (Associated Spring Ltd) voit donc le jour en [...]

Quiz : les réponses

Je vous ai proposé une série de quatre QUIZ bien difficiles pour occuper vos loisirs durant ce long confinement et vous avez trouvé la plupart des réponses (accessibles dans les commentaires à la suite de l’article), mais Il restait quand même quelques questions en suspens.

4e série, QUIZ n° 14 : « Ça ressemble à une Pullin Groom » a écrit Jacky-Moto et il a tout à fait raison, mais cet exemplaire unique concocté par le Major Low en 1922 et dont la presse internationale a largement parlé, était animé par un quatre cylindres en ligne deux temps  de 500 cm3 (52 x 58 mm) conçu en bloc avec la boîte 3 vitesses et l’embrayage. La transmission s’effectuait par arbre sous carter et couples coniques et le cadre en tôles soudées recevait des suspensions avant et arrière amorties par des ressorts à lames. La Low tournait à 3800 tr/min et dépassait les à 80 km/h.

La très compacte 4 cylindres du Professeur Low.
4 cylindres deux temps en lign, boite 3 vitesses et transmission par arbre et couples conique.

3e série : Bravo, vous avez trouvé les trois inconnues, l’improbable Italemmezeta Texas 50 Rodeo de Leopoldo Tartarini en 1963, le scooter BSA 250 Tigress de 1960 aussi vendu sous label Triumph 250 Sunbeam et l’Avro Motocar de 1926.

2e série, Quiz de Pâques : Pas de chance, je comptais sur vous pour mettre un nom sous deux photos de scooters inconnus, mais vous n’avez pas pu m’aider. Il restent donc dans les tiroirs. Les deux autres questions plus faciles ont bien sur été répondues.

1ere série, Les motos de l’inconnu : Trois devinettes trouvées sur cinq. Pas mal. La première et ravissante moto des premiers âges avec son moteur formant la partie basse du cadre reste malheureusement inconnue, en revanche l’élégant scooter n°3 aurait pu être trouvé, car un des deux exemplaires connus de ce Piatello est exposé dans un musée italien à Assise. Le second, sur lequel lorgnaient que tous les autres grands collectionneurs italiens, vient de se vendre aux enchères le 28 avril dernier à Bolaffi pour la somme faramineuse de 25 000 € ! Ce scooter animé par le moteur 125 cm3 du Nibbio a été dessiné par le célèbre couturier italien Emilio Pucci en 1949 et réalisé par des artisans de Modane.

Le très élégant scooter Piatello dessiné en 1949 par le célèbre couturier italien Emilio Pucci.
Je vous ai proposé une série de quatre QUIZ bien difficiles pour occuper vos loisirs durant ce long confinement et vous avez trouvé la plupart des réponses (accessibles dans les commentaires à la suite de l'article), mais Il restait quand même quelques questions en suspens. 4e série, QUIZ n° 14 : "Ça ressemble à une Pullin [...]

Quiz de l’impossible N° 4

Bon, les anciens Quiz ne sont pas tous trouvés, mais presque. (Retournez dans les commentaires à la suite des quiz pour voir les résultats). En voici donc un autre pour occuper votre fin de confinement et je ne serais pas étonné que vous demandiez une prolongation pour vous torturer les méninges. Bonnes cogitations.

Il n’en reste plus qu’un à trouver et c’est loin d’être le plus difficile. Pour avoir les trois autres réponses, reportez-vous dans les commentaires tout en bas de cet article, après le formulaire vous demandant justement de poster un commentaire.

Quizz 14 : Un indice : cette moto d'allure plutôt utilitaire était diablement sophistiquée et son constructeur est au guidon. On pense d'ailleurs qu'il en fut le seul conducteur !
Quizz n° 15 : Une quadruple question cette fois, la marque de la moto, celle de l'auto, la date et l'endroit. (On en connait qui ont tout trouvé !)

Je demandais, le nom de la moto, celui de la voiture, celui du monument en fond et l’année… et Isabelle Bracquemond, membre éminent de l’Indian Motorcycles Club de France, nous a donné en prime le nom du pilote ! Voir son message dans les commentaires.

Quizz n°16 : Deux moteurs superposés dirait-on, mais comment ça marche ? Ne nous demandez pas, mais éclairez-nous, car nous n'avons pas la réponse.

Il s’agissait du Quiz le plus ardu, il a pourtant été trouvé et illustré de belle manière. Reportez-vous aux commentaires en fin d’article.

Quizz n° 17 : Encore un moteur étrange, mais cette fois on sait ce que c'est, il est même possible qu'il soit déjà apparu ici.

Hugues s’est déchaîné en dévoilant un autre Quiz. Il suffisait pour celui-ci de faire dérouler la table des matières du blog pour retomber sur cette intrigante Giacomasso.

Bon, les anciens Quiz ne sont pas tous trouvés, mais presque. (Retournez dans les commentaires à la suite des quiz pour voir les résultats). En voici donc un autre pour occuper votre fin de confinement et je ne serais pas étonné que vous demandiez une prolongation pour vous torturer les méninges. Bonnes cogitations. Il n'en [...]