La Triumph girl des années 30

Au début des années trente, Triumph présentait systématiquement ses catalogues et publicités avec la « Triumph girl ». Une approche publicitaire plutôt révolutionnaire où la couverture des catalogues ne montrait même pas la moto.

Catalogue Triumph 1931. La Triumph girl est partout

Catalogue Triumph 1931. La Triumph girl est partout

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1933, Triumph va encore plus loin en présentant son modèle Silent Scout de 500 cm3 à cylindre incliné aux mains d’une ravissante Abysinienne en « demi-combinaison » de motarde. La moto ne fut pas un grand succès, mais ses photos ont fait grosse impression !

Vous avez tous noté le double échappement et ses silencieux en queue de poisson.

Vous avez tous noté le double échappement et ses silencieux en queue de poisson.

L’Abysinienne était même disponible en carte postale

L’Abysinienne était même disponible en carte postale

On note qu'au fond ce sont des dromadaires, car les chameaux ont deux bosses

On note qu’au fond c’est un dromadaire, car les chameaux ont deux bosses

L’avant du carter sert de réservoir d’huile

L’avant du carter sert de réservoir d’huile

Pas très élégant le tableau de bord, mais complet.

Pas très élégant le tableau de bord, mais complet.

Pour les maniaques de la mécanique, une vue du cylindre incliné à ailettes horizontales.

En dessous aussi, il y a une belle mécanique avec un cylindre incliné à ailettes horizontales.

 

 

Peugeot passe le triangle à l’arrière

En 1928, Peugeot présentait un décor novateur pour sa gamme moto, un triangle rouge coupant délibérément les formes de l’avant du réservoir.87 ans plus tard, les designers de Peugeot Automobiles ont une idée lumineuse et révolutionnaire : couvrir d’un triangle rouge l’arrière de leurs modèles de pointe. Rien de nouveau sous le ciel de Beaulieu-Valentigney, mais est-ce vraiment voulu ?

La Peugeot 350 P105 de 1928 face à la 208 GTI 30e anniversaire de 2015

La Peugeot 350 P105 de 1928 face à la 208 GTI 30e anniversaire de 2015

Brooklands au féminin

Suivez-moi pour cette page spéciale « femmes motardes » sur le très vieil et très célèbre autodrome de Brooklands. Inaugurée en 1907, la fameuse piste ovale, relevée de 30 ° dans les courbes, fait 4,3 km et, pire encore qu’à Montlhéry, son béton rapiécé au fil des ans deviendra vite un cauchemar pour les coureurs ce qui n’empêchera pas motos et voitures d’y collectionner un nombre impressionnant de records de vitesse. Dés les années 20, l’autodrome construit en zone très urbanisée, dans le sud-est de l’Angleterre à une trentaine de kilomètres de Londres, suscite l’ire des locaux qui se plaignent du bruit. Ainsi naissent les fameux silencieux type Brooklands (queue de poisson pour nous français) rendus obligatoires à partir de 1924 pour tous les véhicules courant sur l’autodrome. En 1939, Brooklands ferme ses portes pour se consacrer exclusivement à l’usine aéronautique Vickers et, , la vieille piste irrémédiablement endommagée par les bombardements ne rouvre pas après les hostilités, au grand plaisir des riverains. 

Quel style !… C’est Miss Billie Painter lancée à près de 130 km/h (c’est ce que nous dit la légende de la photo !) sur l’autodrome de Brooklands au guidon de sa 250 Excelsior lors  de la première course des dames en 1926.

Quel style !… C’est Miss Billie Painter lancée à près de 130 km/h (c’est ce que nous dit la légende de la photo !) sur l’autodrome de Brooklands au guidon de sa 250 Excelsior lors de la première course des dames en 1926.

En Grande-Bretagne, comme d’ailleurs en France et en Allemagne, quelques rares femmes brillent dans les grandes épreuves motocyclistes et en particulier en endurance. En 1922, Gwanda Hawkes couvre ainsi deux fois douze heures (interdiction d’utiliser l’autodrome de nuit à cause des plaintes des voisins !) à 71,8 km/h de moyenne au guidon d’une 250 Trump-Jap. C’était une exception, car il faut attendre 1926 pour que l’autodrome de Brooklands s’ouvre ses courses aux femmes et encore, à la condition qu’elles courent entre elles ; elles n’auront le droit de se mêler aux hommes qu’en 1932 ! Pour fêter cette première admission, le « London Ladies Motorcycle Club » organise le 27 septembre 1926 « The Ladies’ Day », la première course réservée aux femmes dans l’histoire du motocyclisme britannique. Une épreuve qui se résume en fait à une démonstration sur un tour du circuit, mais la mode est lancée et la tradition se poursuit jusqu’à la guerre. Les filles jumelles du très célèbre Archer, concessionnaire à Aldershot et grand mécène de maintes réalisations spéciales s’y distinguent particulièrement. Joan et Thelma Archer ont tanné leurs cuirs pour battre nombre de records sur longue distance sur un 98 cm3 culbuté à moteur Atom-Jap. Le 27 octobre 1939, sur l’autodrome de Brooklands, elles battent huit records mondiaux sur 80 et 100 km, 80 et 100 miles, et deux et trois heures en deux catégories différentes avec une moto spéciale construite par leur père sur la base de ce moteur Jap.

Le London Ladies Motor Club, présente ses participantes en 1926. A droite, les sœurs Joan et Thelma Archer.

Le London Ladies Motor Club, présente ses participantes en 1926. A droite, les sœurs Joan et Thelma Archer.

Thelma Archer au guidon de son « Archer spéciale » lors des records 29 octobre 1939

Thelma Archer au guidon de son « Archer spéciale » lors des records 29 octobre 1939

Grand mère Brin…

Non, il n’y a pas que des collectionneurs barbus et des motards velus. La gent féminine a aussi sa place sur deux roues et vous ne verrez certainement aucun inconvénient à ce qu’une rubrique spéciale leur rende hommage avec un album photo qui se complétera au fil des jours et qui risque de devenir fort volumineux… Place aux belles motardes de tous âges et de tous temps qui nous prouvent qu’on peut être femme et bien rouler…

Grand-mère Brin sur Styl'son 1000 à moteur Jap et side-car Faurné - environ 1930

Grand-mère Brin sur Styl’son 1000 à moteur Jap et side-car Faurné – environ 1930. Photo prise à Chambie, un village de la Loire (42)

1979 : un motard de la police s’arrête à Moto Journal où je sévissais… et même pas pour nous contrevenir. Sous l’uniforme se cachait Gilles Brin vainqueur de la catégorie Promosport 1000 sur Suzuki GS1000 en équipe avec Gérard Duval en 1978. Discussion de comptoir, je luis demande à tout hasard si sa grand-mère faisait du vélo… et bien du vélo, non, mais de la moto, oui et Gérard m’a apporté derechef quelques photos de son beau brin de grand-mère vers 1928 au guidon d’un 350 Griffon G505S (sœur jumelle de la P105 Peugeot) ou deux ans plus tard avec une sublime et rarissime Styl’son 1000 cm3 V twin à moteur JAP culbuté et side-car Faurné… une merveille

Sur une Griffon 500 toujours vers 1930

Sur une Griffon 350 vers 1928

Femmes Brin1